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Mercredi 7 janvier 2009

Tannhäuser de Wagner


Portrait de Richard Wagner (source: Wikipedia)

Portrait de Richard Wagner (source: Wikipedia)

Nous présenterons aujourd’hui Tannhaüser, un opéra écrit et composé par Richard Wagner (1813 - 1883) qui figure parmi les plus célèbres opéras romantiques allemand.

Richard Wagner est souvent considéré comme le plus grand compositeur d’opéras du XIXème siècle en Allemagne, sinon en Europe (où il son génie est à comparer à celui de Verdi). Wagner, qui étudia dans sa jeunesse l’écriture théâtrale avant de s’intéresser à la musique, est l’un des rares compositeurs à écrire lui même ses livrets - le texte -, ce qui confère à ses opéras des dimensions nouvelles aussi bien sur le plan musical (la durée, le rôle de l’orchestre dans le drame, etc.) que sur le plan dramatique. On retrouve par chez Wagner une grande utilisation des leitmotivs, ces thèmes musicaux récurrents qui dépeignent la psychologie du moment des protagonistes et leur évolution au cours du drame (comme une version généralisée de l’idée fixe de la Symphonie Fantastique de Berlioz). L’œuvre de Wagner est pour l’essentiel constituée de quinzaine d’opéras, parmi lesquels on trouve quelques grands opéras romantiques majeurs : le Vaisseau Fantôme, Lohengrin, Tristan et Isolde, les Maîtres Chanteurs de Nüremberg, la tétralogie de l’Anneau du Nibelung, et enfin Parsifal.

Tannhaüser a été composé en 1845 et représente l’un des premiers vrais chefs d’œuvre de Wagner. Le drame se déroule dans les alentours du château de Wartbourg, au XIIIème siècle. Le poète Tannhaüser est volontairement détenu par la déesse Vénus dans le Venusberg, mais n’ayant plus d’amour pour elle il décide de quitter la montagne pour retrouver l’amour de Dieu, la Nature et la liberté dans le monde des mortels. Il est alors recueilli par la cour de la Wartburg, qu’il avait quittée dans le passé. Dans le 2ème acte, Elisabeth, la fille du landgraf, lui fait savoir le malheur qu’elle vivait depuis son départ. C’est alors qu’a lieu à la cour un concours de chant autour de la définition de l’Amour, le gagnant se voyant accordé un vœu d’Elisabeth. Alors que Wolfram von Eschenbach loue l’amour pur, Tannhaüser réplique en vantant l’amour sensuel et s’explique en avouant son séjour au Venusberg. Sauvé des épées de justesse par Elisabeth, le landgraf lui accorde le salut pour qu’il aille demander le pardon à Rome au Pape. On retrouve dans le 3ème acte Elisabeth qui désespère en attendant le retour de Tannhaüser et prie pour son salut, tandis que Wolfram qui depuis toujours est épris d’elle pressent sa mort prochaine ; revient alors Tannhaüser, qui désespéré par le refus pontifical (”Mon bâton fleurira avant que le Christ ne pardonne un tel pêché”) retourne au Venusberg ; c’est alors qu’apparaît une procession portant le corps d’Elisabeth, morte de chagrin. Tannhaüser meurt à son tour, et c’est alors qu’arrivent des pèlerins envoyés par le Pape pour annoncer la nouvelle : le bâton pontifical a verdi et Tannhaüser est pardonné.

Voici quelques-uns des plus beaux extraits de l’opéra, (version donnée au festival de Bayreuth en 1962, direction Wolfgang Sawallich), et nous vous conseillons pour un premier aperçu de l’opéra les mouvements suivants :

  • N°1 : ouverture (Vorspiel) : ce prélude est une des merveilles de la musique, et l’on y retrouve plusieurs leitmotivs ; le spectateur est immédiatement placé dans le drame. Notons que les leitmotivs de ce prélude correspondent aux airs ci-dessous.
  • N°3 : “Dir töne Lob”, célèbre chant de Tannhaüser (ténor) qui exprime à Vénus sa volonté de quitter le Venusberg. L’air du chant est l’un des leitmotivs importants de l’opéra.
  • N°12 : “O du mein holder Abendstern”, louange de Wolfram (baryton) à l’étoile du soir ; cet air est célèbre chez les barytons wagnériens
  • N°17 : Final : mort de Tannhaüser puis arrivée des pèlerins qui viennent apporter la nouvelle de son pardon sur un autre thème de leitmotiv. On retrouve à la toute fin le célèbre choeur des pélerins

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Lundi 5 janvier 2009

Concerto pour violon n°2 opus 64 de Mendelssohn


Portrait de Félix Mendelssohn Bartholdy à lâge de 30 ans (source: Wikipedia)

Portrait de Félix Mendelssohn Bartholdy à l'âge de 30 ans (source: Wikipedia)

La première œuvre présentée sur ce blog fera honneur à un grand compositeur romantique allemand dont on fêtera cette année le bicentenaire de la naissance : Félix Mendelssohn Bartholdy (1809 - 1847).

Né dans une famille fortunée, le jeune Félix vivra dès son plus jeune âge dans le milieu de l’élite intellectuelle allemande du 19ème siècle (parmi lesquels le poète Heinrich Heine, le philosophe Georg Hegel, le compositeur Robert Schumann, etc.). On le considérera souvent comme le meilleur musicien de son temps ; musicien romantique, il sera comme beaucoup de compositeurs de l’époque marqué par son voyage en Italie, au cours duquel il se liera d’amitié avec Hector Berlioz, alors élève à la Villa Medicis de Rome. Pianiste surdoué, Mendelssohn est également un génie en direction et en composition, si bien qu’il dirige à l’âge de 26 ans l’orchestre symphonique du Gewandhaus de Leipzig ; il en profitera pour créer certaines œuvres oubliées ou encore jamais jouées comme la sublime Passion selon Saint-Matthieu de Jean-Sébastien Bach ou encore la 9ème symphonie de Franz Schubert.

Mendelssohn reste connu du public au travers de la célèbre Marche nuptiale du Songe d’une nuit d’été, ou encore des symphonies dites Ecossaise et Italienne. Il a cependant beaucoup composé en musique de chambre : quatuors, trios, sonates pour piano, violon et violoncelle.

Son concerto pour violon n°2 opus 64 est cependant célèbre. Composé en 1844, il se présente sous la forme classique de trois mouvements : Allegro molto appassionato, Andante et enfin Allegretto non troppo. C’est l’une des œuvres les plus appréciée par les violonistes et il fait partie des concertos pour violon que l’on joue le plus souvent (avec ceux de Beethoven, Brahms, Tchaïkovsky, Bruch, etc.). Mendelssohn ne sera pas présent lors de la première représentation mais dirigera l’orchestre pour la seconde, et l’œuvre rencontra un succès direct.

Voici aux pistes 4, 5 et 6 les trois mouvements du concerto (violon : Nathan Milstein, direction : Claudio Abbado, orchestre : Wiener Philarmoniker)

Voici enfin une vidéo d’Itzhak Perlman, qui est certainement l’un des meilleurs violonistes de tout les temps, jouant le final du concerto en 1958 à l’âge de 13 ans :

Les plus courageux trouveront enfin les partitions libres de droit du concerto sur le site de l’IMSLP : http://www.imslp.org/wiki/Violin_Concerto_in_E_minor,_Op.64_(Mendelssohn,_Felix)


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