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Oratorio | La musique classique du jour - Partie 2
Le meilleur de la musique classique pour tous, jour après jour

La musique classique du jour


Articles marqués avec le mot-clé ‘oratorio’

Jeudi 19 février 2009

La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, 1ère partie (1-10)


Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)


Cet article fait suite à l’introduction générale à la Passion selon saint Matthieu de Bach. Nous commencerons notre analyse détaillée de l’œuvre par une première partie comprenant la chœur d’introduction et tout l’épisode du “parfum dépensé”, c’est-à-dire les 10 premiers numéros (Parfum Répandu sur sa Tête à Béthanie - St. Matthieu 26, 1-13).

Précisons d’emblée que nous n’avons ni l’ambition ni les connaissances pour présenter ici une analyse musicologique de l’œuvre ; ces articles constitueront plutôt une écoute approfondie accompagnée de commentaires et traductions, accessible à tous.

1. Chœur d’introduction : “Kommt, ihr Töchter, helft mir klagen” (“Venez, Ô vous, mes filles, et pleurez avec moi”)

Ce célèbre et sublime chœur symphonique, d’une durée conséquente (environ 10 minutes), est un véritable prélude à l’œuvre ; il amène toute la symbolique religieuse de la passion en plaçant les fidèles dans le drame qui va être décrit par des interpellations directes.

Il comporte trois chœurs distincts :

  1. un premier chœur symbolisant la Fille de Sion demandant à la foule de contempler le Christ
  2. un deuxième chœur, la “foule”, se contentant de poser des questions (en italique dans les paroles ci-dessous)
  3. enfin un troisième chœur, constitué d’enfants (Knabenchor), qui vient superposer au dialogue entre les deux premiers chœurs le choral “O Lamm Gottes unschuldig” (“Agneau de Dieu sans tache”), dont la première strophe provient de l’Agnus Dei allemand de Nikolaus Decius (1522) ; le choral semble planer au-dessus des deux chœurs, symbolisant le rapport de la divinité à l’humanité.
1. Kommt, ihr Töchter, helft mir klagen
Chor mit choral
– Chor
Kommt, ihr Töchter, helft mir klagen,
Sehet – Wen ? – den Bräutigam.
Seht ihn – Wie ? – als wie ein Lamm.
Sehet, - Was ? – seht die Geduld,
Seht – Wohin ? – auf unsre Schuld ;
Sehet ihn aus Lieb und Huld
Holz zum Kreuze selber tragen.

– Choral (Knabenchor)
O Lamm Gottes unschuldig
Am Stamm des Kreuzes geschlachtet,
Allzeit erfund’n geduldig,
Wiewohl du warest verachtet.
All Sünd hast du getragen,
Sonst müßten wir verzagen.
Erbarm dich unser, o Jesu !

Chœur et choral
– Chœur
Viens, ô peuple, vois mes larmes,
C’est lui ! – Qui ? – Ton fiancé.
Voyez ! – Quoi ? – L’agneau divin.
Voyez ! – Quoi ? – Vois sa douceur.
Voyez ! – Quoi ? – Vois nos péchés.
Voyez tous le Bien-Aimé
Sur la route du calvaire.

– Choral (Chœur d’enfants)
Dieu, quand sous la croix tu défailles,
Tu pries encore pour ceux
Qui t’ont frappé,
Qui te raillent.
Ô Christ, Sauveur des âmes,
Espoir, divine flamme.
Nos voix t’implorent, ô Jésus !

On perçoit aisément le rôle de cette ouverture, qui interpelle les fidèles pour leur rappeler que dans le drame qui va suivre Jésus va être sacrifié afin de les racheter.

2. Récitatif (sauf mention explicite tous les récitatifs proviennent de l’évangile) : “Da Jesus diese Rede vollendet hatte” (”Lorsque Jésus eut fini son discours”)

Le Christ prédit qu’il sera crucifié lors de la Pâque, fête juive (Mt 26:1-2).

Il est intéressant de noter que le récitatif de Jésus est accompagné par un quatuor à cordes, au contraire du récitatif introductif de l’évangéliste qui a le soutien du seul continuo. Cette caractéristique des récitatifs de Jésus, qui sont en quelque sorte auréolés du soutien des cordes, est propre à la Passion selon saint Matthieu et permet à coup sûr de la distinguer de la Passion selon saint Jean de Bach. Pour être très précis, le quatuor à cordes est n’est absent dans l’œuvre que lors de ses dernières paroles (“Eli, Eli, lama asabthani ?”, “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?”).

2. Da Jesus diese Rede vollendet hatte
Rezitativ
– Evangelist :
Da Jesus diese Rede vollendet hatte, sprach er zu seinen Jüngern :
– Jésus :
Ihr wisset, daß nach zweien Tagen Ostern wird, und des Menschen Sohn wird überantwortet werden, daß er gekreuziget werde.
Récitatif
– L’évangéliste :
Et Jésus acheva toutes ces paroles, puis dit à ses disciples :
– Jésus :
Et voici que la Pâque aura lieu dans deux jours, et qu’alors sera livré le Fils de l’homme, afin qu’il meure en croix.

3. Choral : “Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen” (“Jésus bien-aimé, quel est donc ton crime ?”)

Ce premier choral est une réaction des fidèles aux paroles du Christ annonçant qu’il sera crucifié ; comme un commentaire, il est complètement asynchrone au drame et se place sur un plan méditatif.

Le texte, opposant l’amour et les souffrance de Jésus Christ, constitue la première strophe d’un lied de Johann Heermann (1585 - 1647) datant de 1630. Notons que l’on retrouvera des extraits d’autres strophes de ce lied aux numéros 25 (3ème strophe) et 55 (4ème strophe), ainsi que dans la Passion selon saint Jean, dans laquelle la 7ème strophe de Herzliebster Jesu constitue le texte du 1er choral (”O grosse Lieb”). La mélodie du choral serait de Johann Crüger (1598 - 1662), l’harmonisation des voix autour de la mélodie étant de Bach pour chacun des chorals.

Enfin, les oreilles attentives pourront constater avec intérêt le rapport de l’harmonisation au texte, en particulier sur les mots “verbrochen” (faillir), “Urteil” (jugement) et “Missetaten” (péché) (plus de détails sur ce site).

3. Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen
Choral
Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen,
Daß man ein solch hart Urteil hat gesprochen ?
Was ist die Schuld, in was für Missetaten
Bist du geraten ?
Choral
Ô divin maître, quel fut donc ton crime
Pour mériter un si cruel supplice ?
De quel péché, de quel forfait infâme
Es-tu coupable ?

4.Récitatif : “Da versammleten sich die Hohenpriester” (”Alors se réunirent les grands-prêtres”)

Les scribes et les grands-prêtres conspirent afin de faire mourir Jésus (Mt 26:3-5).

Ils cherchent à se débarrasser de lui car ils estiment sa renommée grandissante peut nuire à l’équilibre qu’ils ont trouvé avec l’occupant romain ; celui-ci chercherait bien sûr à reprendre tous les pouvoirs en cas de soulèvement du peuple.

4. Da versammleten sich die Hohenpriester
Rezitativ
– Evangelist :
Da versammleten sich die Hohenpriester und Schriftgelehrten und die Ältesten im Volk in dem Palast des Hohenpriesters, der da hieß Kaiphas, und hielten Rat, wie sie Jesum mit Listen riffen und töteten. Sie sprachen aber :
Récitatif
– L’évangéliste :
Et alors s’assemblèrent les docteurs et les chefs des prêtres et les plus anciens des Juifs dans la demeure du grand prêtre nommé Caïphe, pour décider comment prendre Jésus par ruse et le tuer. Mais ils se dirent :

5. Chœur des Juifs : “Ja nicht auf das Fest” (”Pas un jour de fête”)

Ce chœur est un choeur de turba (la foule), à bien distinguer des grands chœurs - introduction et final - et bien entendu des chorals. Il s’inscrit à l’intérieur de la narration pour illustrer les préoccupations des conspirateurs ; à l’opposée de la douceur du choral “Herzliebster Jesu”, il s’agit là d’un choeur brutal et rapide chanté en canon par les deux choeurs, qui va en s’amplifiant.

Ces chœurs “spontanés” sont en général assez courts, et de ce fait parfois réunis dans une même piste avec les récitatifs voisins sur les éditions CD des œuvres, alors qu’il s’agit bien de numéros différents ; on se référera donc plutôt au texte des numéros pour s’y retrouver (c’est d’ailleurs pour cette raison que l’on intitule les récitatifs de leurs premiers mots).

5. Ja nicht auf das Fest
Chor
Ja nicht auf das Fest, auf daß nicht ein Aufruhr werde im Volk.
Chœur
Ce n’est pas un jour de fête, qu’il peut s’élever des troubles, qu’une émeute peut éclater.

6. Récitatif : “Da nun Jesus war zu Bethanien” (”Pendant ce temps Jésus était à Béthanie”)

Jésus à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, se fait arroser le front d’un coûteux parfum (Mt 26:6-8).

Encore un exemple des récitatifs secco de l’évangéliste, puisque l’accompagnement est constitué d’accords qui ne sont pas tenus, à l’inverse de ceux de Jésus qui sont accompagnés par un continuo à l’orgue, en sus des cordes du quatuor.

6. Da nun Jesus war zu Bethanien
Rezitativ
– Evangelist :
Da nun Jesus war zu Bethanien, im Hause Simonis des Aussätzigen, trat zu ihm ein Weib, das hatte ein Glas mit köstlichem Wasser und goß es auf sein Haupt, da er zu Tische saß. Da das seine Jünger sahen, wurden sie unwillig und sprachen :
Récitatif
– L’évangéliste :
Or Jésus étant à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, portant dans un vase un rare parfum et, s’approchant de lui, en arrosa son front. Voyant le parfum s’épandre, les disciples s’écrièrent :

7. Chœur des disciples : “Wozu dienet dieser Unrat ?” (”Pourquoi perdre ce parfum ?”)

Seul le premier chœur participe à ce chœur de turba, qui met en scène les disciples de Jésus bêtement indignés par ce gaspillage de parfum coûteux. Leurs exclamations sont insistantes (“Wozu ? Wozu ? Wozu ?” = “A quoi bon ? …”), mais se succèdent sur la même mélodie, donnant une sensation d’unité dans l’opinion des disciples.

7. Wozu dienet dieser Unrat ?
Chor
Wozu dienet dieser Unrat ? Dieses Wasser hätte mögen teuer verkauft und den Armen gegeben werden.
Chœur
Ce parfum, pourquoi le perdre ? N’était-il pas préférable
qu’avec son prix on eût fait quelque aumône
aux pauvres ?

8. Récitatif : “Da das Jesus merkete” (”Jésus le remarqua”)

Jésus défend la femme au parfum (Mt 26:10-13).

On remarquera les phrases descendantes dans le récitatif de Jésus, rappelant la prédiction irrévocable de sa mort prochaine : “mich aber habt ihr nicht allezeit” (”mais moi bientôt je vous quitterai“), puis sur “dass man mich begraben wird” (”parce que l’on doit bientôt me mettre au tombeau”) ; la troisième phrase est introduite par l’un de ces “Wahrlich, ich sage euch” (”En vérité je vous le dis”) que l’on retrouve tout au long de l’œuvre (et dans l’évangile) lors des “sentences” de Jésus.

8. Da das Jesus merkete
Rezitativ
– Evangelist :
Da das Jesus merkete, sprach er zu ihnen :
– Jesus :
Was bekümmert ihr das Weib ? Sie hat ein gut Werk an mir getan. Ihr habet allezeit Arme bei euch, mich aber habt ihr nicht allezeit. Daß sie dies Wasser hat auf meinen Leib gegossen, hat sie getan, daß man mich begraben wird. Wahrlich, ich sage euch : Wo dies Evangelium geprediget wird in der ganzen Welt, da wird man auch sagen zu ihrem Gedächtnis, was sie getan hat.
Récitatif
– L’évangéliste :
Jésus, entendant leurs cris, dit ces paroles :
– Jésus :
Qu’avez vous à l’attrister ? A cette femme, je sais bon gré : il y aura bien des pauvres toujours ; mais moi, bientôt, je vous quitterai. En arrosant mon corps de cette eau parfumée, elle a pris soin de ma sépulture proche. Vraiment, je vous le dis : partout où l’on prêchera la bonne nouvelle dans l’univers, partout on saura ce que cette femme a fait pour moi.

9. Récitatif d’alto (récitatif basé sur un texte libre) : “Du lieber Heiland du” (”Ô bien-aimé Sauveur”)

Premier récitatif sur un texte libre, c’est-à-dire ne provenant pas de l’évangile de saint Matthieu. C’est un arioso, intermédiaire entre récitatif et air ; on en retrouvera tout au long de l’œuvre, dans laquelle ils jouent un rôle de transition vers l’air qui suit. Celui-ci est accompagné de deux flûtes et du continuo ; il symbolise la contemplation anonyme d’une fidèle.

9. Du lieber Heiland du
Rezitativ (alt)
Du lieber Heiland du,
Wenn deine Jünger töricht streiten,
Daß dieses fromme Weib
Mit Salben deinen Leib
Zum Grabe will bereiten
So lasse mir inzwischen zu,
Von meiner Augen Tränenflüssen
Ein Wasser auf dein Haupt zu gießen !
Récitatif (alto)
Ô Bien-Aimé Sauveur,
Les tiens, dans leur aveugle zèle,
Auraient blessé la main
Qui prépara ton corps
Pour la funèbre couche ;
Oh ! laisse-moi verser aussi
Ce flot de larmes,
Et sur ton front divin l’épandre.

10. Air d’alto : Buß und Reu knirscht das Sündenherz entzwei” (”Pénitence et repentir me brisent le coeur”)

On retrouve les deux flûtes de l’arioso précédent, pour une division en motifs A B A (aria da capo) ; le chant comme les instruments illustrent les larmes qui tombent par leurs descentes.

10. Buß und Reu knirscht das Sündenherz entzwei
Arie (alt)
Buß und Reu
Knirscht das Sündenherz entzwei,
Daß die Tropfen meiner Zähren
Angenehme Spezerei,
Treuer Jesu, dir gebären.
Aria (alto)
Torturé, accablé
Sous le poids de ses remords, vois mon coeur.
Goutte à goutte que mes larmes,
Comme un pur et doux parfum
Sur ta tête se répandent, divin Maître.

Les 10 premiers numéros de l’œuvre sont disponibles à l’écoute ici ; pour écouter la suite, on pourra revenir à l’article général sur la Passion selon saint Matthieu ou accéder directement à l’article sur “Le dernier repas” (numéros 11 à 19).

Voici une sélection d’interprétations de la passion selon saint Matthieu, parmi lesquelles se trouve la version Karl Richter en écoute sur ce site :

  1. Version Philippe Herreweghe - Collegium Vocale Gent (avec Andreas School) : comme toujours la version Herreweghe est un enregistrement de grande qualité sonore, dans une version très dynamique
  2. Version Karl Richter : cette version de 1958 est celle qui est en écoute sur le site ; malgré l’âge, la qualité sonore reste très bonne ; cette sublime version annonce la redécouverte romantique des œuvres baroques dans la 2ème moitié du 20ème siècle. A posséder !
  3. Version Herbert von Karajan - Berliner Philharmoniker : une version “controversée” et déroutante mais cependant appréciée de beaucoup ; tempo très lent, sonorités éloignées de la musique baroque, etc.
  4. Version Klemperer : version plus romantique que baroque, mais d’une grandeur fascinante

Le livret de l’œuvre (textes + traduction en français) est disponible en PDF : Livret et traduction de la Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach (source: Ensemble Orchestral de Paris). Comme toujours, les musiciens trouveront partitions libres de droit (au format PDF) et fichiers MIDI de l’oeuvre en téléchargement sur le site de l’IMSLP (http://www.imslp.org/wiki/St._Matthew_Passion,_BWV_244_(Bach,_Johann_Sebastian)), et surtout sur la Choral Public Domain Library : http://www.cpdl.org/wiki/index.php/Matth%C3%A4uspassion%2C_BWV_244_(Johann_Sebastian_Bach).


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Lundi 16 février 2009

La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, approche générale


Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Nous entamons aujourd’hui une série de plusieurs articles autour des Passions de Jean-Sébastien Bach, en commençant par une première partie autour de la Passion selon saint Matthieu. Rappelons pour commencer que les passions, ou oratorios de la Passion, sont des oratorios sacrés relatant l’histoire de la mort de Jésus : le dernier repas (la cène), la veillée, l’arrestation, l’interrogatoire et enfin la crucifixion. Notons que le mot “passion” est à comprendre son l’acception ancienne, c’est-à-dire dérivée du latin patior qui signifie endurer, souffrir et éprouver des états dans lesquels l’individu est passif. Le mot a ensuite dérivé pour arriver au mot actuel signifiant que l’on a une émotion indépendante de soi (une passion pour quelque chose). De nombreuses passions ont été écrites dans l’histoire de la musique, mais les plus connues restent celles composées lors de la période baroque : Schütz (1660, trois passions), Haendel (3 passions), Bach (4 passions, dont seulement 2 nous sont parvenues intégralement) ou encore Telemann (52 passions !). Par la suite, plusieurs compositeurs ont bien entendu écrit des œuvres sur la passion du Christ, mais aucune n’est aussi célèbre que les œuvres baroques. Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750) a écrit une passion selon chaque évangile, mais seules celles d’après saint Matthieu (BWV 244) et saint Jean (BWV 245) nous sont véritablement parvenues ; la passion selon saint Luc (BWV 246) que l’on peut trouver dans des éditions commerciales aurait été faussement attribuée à Bach, tandis que de la passion selon saint Marc jouée de nos jours (BWV 247) serait bien de Bach mais seul un mouvement aurait vraiment survécu au temps, le reste ayant été ajouté ou arrangé. Comme les passions selon saint Jean et saint Matthieu sont particulièrement abouties, on les considère en général comme les seules véritables œuvres de ce genre écrites par Bach. Par ailleurs, elles ont profité d’un regain d’intérêt lors de la période romantique qui les a placées comme des œuvres de références dans leur genre, dans la musique sacrée, voire dans la musique en général. Pour beaucoup d’amateurs, la passion selon saint Matthieu fait indéniablement partie des plus belles œuvres jamais composées (comme beaucoup de musiques présentées sur ce site !).

Panneau du chemin de croix d’Albrecht Altdorfer, env. 1509-1516 (source: Wikipedia)

Panneau du chemin de croix d’Albrecht Altdorfer, env. 1509-1516 (source: Wikipedia)

Nous présenterons dans l’article d’aujourd’hui la passion selon saint Matthieu dans son ensemble, sans vraiment entrer dans la structure ou les détails ; les prochains articles présenteront les différentes parties de l’œuvre, puis nous écouterons la passion selon saint Jean ; enfin ces passions seront “comparées” dans un autre article. La passion selon saint Matthieu a donc été composée entre 1727 et 1729 et aurait été créée à l’occasion du Vendredi Saint le 15 avril 1729. Les allemands la connaissent sous le nom Matthaüspassion, tandis que le manuscrit comporte le titre en latin Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Evangelistam Matthaeum. Portant une émotion peu appréciée par la piété austère du public de l’église saint Thomas de Leipzig où Bach officia de 1723 à sa mort en 1750, l’œuvre fût oubliée durant près de 100 ans avant d’être re-créée avec un grand succès par Félix Mendelssohn en 1829 à Berlin. De nos jours, tous les grands chefs d’orchestre ont joué cette œuvre ; il s’agit d’une œuvre monumentale qui dure presque 2h45, articulée autour du récit de saint Matthieu, chanté sous forme d’une psalmodie par un ténor (l’Evangéliste). Autour de ce récit sont construits différents types de mouvements :

  • les grands chœurs (introduction et final), destinés à introduire le drame à l’auditeur et à conclure l’œuvre
  • les chorals : chantés par l’ensemble des choristes , ils symbolisent les pensées de croyants ayant compris le récit ; les chorals de la passion selon saint Matthieu sont écrits par le librettiste Picander.
  • les airs (ou arias) : chantés par les différents personnages lors des tournants du récit, sont généralement introduits dans le récit de l’évangéliste par un récitatif psalmodié ; ils ont pour rôle de décrire les émotions des protagonistes du drame.
  • les chœurs “spontanés” : s’inscrivant totalement dans le récit de l’évangéliste, ils symbolisent les réactions de la turba, c’est-à-dire la foule, généralement des soldats ou du peuple juif. Les chœurs de turba se différencient parfaitement des chorals par leur forme beaucoup plus spontanée et beaucoup moins douce. Ils sont souvent très courts mais certains recèlent de véritables merveilles cachées (ex. “Wahrlich dieser ist Göttes Sohn gewesen” dans la dernière partie de l’œuvre qui sont parmi les plus belles mesures jamais composées). Nous reviendrons sur ces chœurs dans l’étude détaillée des parties de l’œuvre.

Notons que Bach a composé la passion pour deux chœurs, qui chantent soient de manière séparée, soit ensemble, soit à l’unisson ; on remarquera particulièrement leur présence dans le premier grand chœur d’introduction. La passion se divise en plusieurs grands épisodes autour de deux grands chœurs célèbres (introduction et final).

  1. L’épisode du parfum (2 à 10)
  2. La cène (le dernier repas) (11 à 19)
  3. La veillée et l’arrestation au mont des Oliviers (20 à 35)
  4. L’interrogatoire de Jésus et le reniement de Pierre (36 à 48)
  5. La condamnation (49 à 61)
  6. La crucifixion (62 à 78)

Le découpage généralement admis en deux parties sépare les 3 premières scènes des trois suivantes. Chacun des épisodes sera commenté en détail dans les articles à venir, mais en attendant nous vous invitons à écouter l’œuvre dans sa quasi-intégralité dans une belle version dirigée par Karl Richter (les plus pressés pourront n’écouter que le premier et le dernier chœur, qui devraient leur donner envie d’écouter le reste !) :

Voici une sélection d’interprétations de la passion selon saint Matthieu, parmi lesquelles se trouve la version Karl Richter en écoute sur ce site :

  1. Version Philippe Herreweghe - Collegium Vocale Gent (avec Andreas School) : comme toujours la version Herreweghe est un enregistrement de grande qualité sonore, dans une version très dynamique
  2. Version Karl Richter : cette version de 1958 est celle qui est en écoute sur le site ; malgré l’âge, la qualité sonore reste très bonne ; cette sublime version annonce la redécouverte romantique des œuvres baroques dans la 2ème moitié du 20ème siècle. A posséder !
  3. Version Herbert von Karajan - Berliner Philharmoniker : une version “controversée” et déroutante mais cependant appréciée de beaucoup ; tempo très lent, sonorités éloignées de la musique baroque, etc.
  4. Version Klemperer : version plus romantique que baroque, mais d’une grandeur fascinante

Le livret de l’œuvre (textes + traduction en français) est disponible en PDF : Livret et traduction de la Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach (source: Ensemble Orchestral de Paris). Comme toujours, les musiciens trouveront partitions libres de droit (au format PDF) et fichiers MIDI de l’oeuvre en téléchargement sur le site de l’IMSLP (http://www.imslp.org/wiki/St._Matthew_Passion,_BWV_244_(Bach,_Johann_Sebastian)), et surtout sur la Choral Public Domain Library : http://www.cpdl.org/wiki/index.php/Matth%C3%A4uspassion%2C_BWV_244_(Johann_Sebastian_Bach).


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Samedi 7 février 2009

Les chorals de Bach


Petit blind-test audio pour tester votre connaissance des chorals de Bach, sur Neuroneo :
Quizz musique classique : chorals de Bach

Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Nous parlerons aujourd’hui non pas d’une œuvre mais d’un genre vocal très présent dans la musique baroque.

Les chorals, cantiques simples destinés à être chantés en chœur par les fidèles, ont intéressés beaucoup de compositeurs baroques ; provenant de la liturgie luthérienne, on en retrouve essentiellement dans l’œuvre de musiciens allemands comme Dietrich Buxtehude, Jean-Sébastien Bach ou  Georg Philipp Telemann.

Ils constituent un élément important de la réforme luthérienne, permettant par leur simplicité à la foule de participer à l’office (ce qui n’était pas possible avec les chants grégoriens, trop difficiles) ; Luther (1483 - 1546) a d’ailleurs écrit plusieurs mélodies et textes de chorals. On chante en général la traduction allemande de textes de plain-chant (chants à l’unisson), qui sont décomposés en plusieurs sections (les périodes, en général au nombre de 7, qui reposent toutes sur une cadence), parfois terminées par un point d’orgue. Originellement chantés à l’unisson, les chorals ont rapidement évolué vers une musique plus évoluée avec des harmonisations à plusieurs voix. On les retrouve alors dans divers types d’œuvres : oratorios, passions, cantates et musique pour orgue.

Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750), ayant porté l’art du choral à son apogée, en est reconnu de nos jours comme le maître incontesté. De nombreux compositeurs ont écrits quotidiennement des chorals pour leur charge de maître de chapelle ou de cantor, mais l’œuvre de Bach est dans ce domaine supérieure aux autres ; partant d’une mélodie (souvent déjà existante, parfois composée pour l’occasion) ou d’un chant grégorien, son génie s’exerçait dans l’harmonisation autour de la première voix (le cantus firmus, c’est-à-dire le chant que l’auditeur perçoit le mieux, généralement porté par les sopranos), c’est-à-dire l’ajout des trois voix inférieures (alto, ténor et basse). Bach a composé un nombre très important de chorals, en général pour des chœurs à quatre voix, mais aussi parfois pour des instruments polyphoniques comme l’orgue. On trouve également d’autres formes de chorals : ornées, fuguées, etc. (cf. les œuvres ci-dessous, qui ne sont pas toutes chantées à quatre voix).

Certains chorals prennent chez Bach une dimension bien supérieure à la forme originelle voulue par Luther, et ils constituent des piliers pour nombre de ses grandes œuvres. Nous présentons ci-dessous une sélection de chorals de Bach parmi les plus beaux, avec leur référence et leur origine :

Œuvre d’origine Titre
1 Passion selon Saint Jean, BWV 245 In meines Herzens Grunde
2 Passion selon Saint Matthieu, BWV 244 Wenn ich einmal soll scheiden
3 Passion selon Saint Matthieu, BWV 244 Wer hat dich so geschlagen
4 Passion selon Saint Matthieu Ich will bei dir stehen
5 Passion selon Saint Matthieu Was mein Gott will, das g’scheh allzeit
6 Cantate BWV 147 Jesus bleibet meine Freude, version instrumentale
“Jésus que ma joie demeure”
7 Cantate BWV 147 Jesus bleibet meine Freude, version chœur
“Jésus que ma joie demeure”
8 Passion selon Saint Jean, BWV 245 O große lieb, o Lieb ohn’ alle Maße
9 Passion selon Saint Jean, BWV 245 Christus, der uns selig macht
10 Passion selon Saint Jean, BWV 245 Ach großer König, groß zu allen Zeiten
11 Motet Jesu meine Freude, BWV 227 Jesu Meine Freude
12 Motet Jesu meine Freude, BWV 227 Weicht, ihr Trauergeister
13 Oratorio de Noël, BWV 248 Nun seid ihr wohl gerochen
Choral final de l’oratorio, orné par les cuivres
14 Passion selon Saint Jean, BWV 245 Ach Herr, laß dein lieb Engelein
Choral final de la Passion

Les exemples ci-dessous présentent la construction d’un choral pour chœur à quatre voix (ici jouées au piano) : Ach großer König, groß zu allen Zeiten, extrait de la Passion selon Saint Jean (les points d’orgues de fin des périodes n’apparaissent pas ici et durent autant que les autres notes ; on perçoit cependant les fins des périodes au travers des cadences)

  1. Soprano (la mélodie, ou cantus firmus) :
  2. Alto :
  3. Soprano + alto :
  4. Ténor :
  5. Soprano + alto + ténor :
  6. Basse (superbe partie sur des croches) :
  7. Soprano + basse :
  8. Soprano + alto + ténor + basse :
  9. Choral chanté par un vrai chœur => n°10 dans le lecteur ci-dessus

Les musiciens trouveront sur le site JSBChorales.net une mine d’or concernant les chorals : partitions, arrangements, fichiers MIDIs, sélections, histoire, classification, …

On consultera également la Choral Public Domain Library si l’on cherche des fichiers MIDI ou des partitions PDF libres de droit.


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Lundi 12 janvier 2009

Oratorio de Noël BWV 248 de Bach


Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Portrait de Jean-Sébastien Bach (source: Wikipedia)

Nous resterons aujourd’hui dans la période baroque, pour présenter l’œuvre inévitable que constitue l’ Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750). Cette œuvre, composée en 1734, est un oratorio, c’est-à-dire une œuvre lyrique, presque proche de l’opéra mais destinée à être donnée dans une église pour une occasion particulière. Bach écrira plusieurs oratorios dont les références au catalogue BWV sont proches, parmi lesquels : la Passion selon Saint Jean (BWV 245), la Passion selon Saint Matthieu (BWV 244), l’Oratorio de Noël (BWV 248), mais aussi l’Oratorio de Pâques (BWV 249) ou encore l’Oratorio de l’Ascension (BWV 11). Nous aurons l’occasion de revenir sur certaines de ces œuvres lors d’articles à venir, tellement elles sont importantes dans la musique baroque.

Nous ne attarderons que peu sur la biographie de Jean-Sébastien Bach car celle-ci fera l’objet d’un article dédié. Rappelons seulement qu’il s’agit d’un compositeur allemand (originaire d’Eisenach en Thuringe mais ayant principalement vécu à Leipzig  dans la Saxe), dont l’œuvre symbolise l’apogée de la musique baroque. On considère d’ailleurs généralement que c’est après sa mort en 1750 que la musique baroque a laissé la place à la musique classique. Certains le considèrent de nos jours comme le plus grand compositeur ayant jamais existé, bien que d’autres contestent ce choix (pour certains, Bach est connu car son œuvre a été particulièrement étudiée, effort historique qui n’a pas été fait pour beaucoup d’autres).

Quoiqu’il en soit, beaucoup de musiciens qui lui sont postérieurs ont reconnu en lui un génie (parmi lesquels Mozart et Beethoven), en particulier dans sa rigueur, son inspiration, la richesse de ses harmonies et mélodies, sa pédagogie (Bach écrira de nombreuses œuvres “didactiques”), ou encore sa maîtrise technique. Nous aurons l’occasion de revenir sur certaines des techniques utilisées par Bach lors de futurs articles. Notons cependant que la musique de Bach sera oubliée après sa mort et ne sera vraiment étudiée que beaucoup plus tard (une de ses plus belles œuvres, la Passion selon Saint Matthieu, sera redécouverte par Félix Mendelssohn en 1829, bien que jouée pour la première fois en 1729).

L’Oratorio de Noël (Weihnachtsoratorium) a donc été composé en 1734, sous la forme d’une cantate sacrée, c’est-à-dire une une œuvre vocale et instrumentale qui comporte plusieurs mouvements, jouée dans une église sans mise en scène ; voici les 6 parties qui la composent :

  1. Pour le jour de Noël : 25 décembre
    La naissance de Jésus. Elle est constituée des mouvements N°1 à 9 dans le lecteur ci-dessous.
  2. Pour le deuxième jour de Noël : 26 décembre
    L’Annonciation (annonce faite par l’archange Gabriel de la naissance de Jésus). Mouvements N°10 à 23
  3. Pour le troisième jour de Noël : 27 décembre
    L’adoration des bergers pour le nouveau-né. Mouvements N°24 à 35
  4. Pour la Fête de la circoncision du Christ : 1er janvier
    L’adoration du nom de Jésus. Mouvements N°36 à 42
  5. Pour le dimanche après le Jour de l’an : 2 janvier (en 1734)
    1ère partie du récit des Rois Mages. Mouvements N°43 à 53
  6. Pour la Fête de l’épiphanie : 6 janvier
    2ème partie du récit des Rois Mages. Mouvements N°54 à 64

Sur le plan musical, on distinguera les différents mouvements présents dans les oratorios :

  • les chœurs : mouvements destinés à être chantés par un chœur et non par des solistes ; on les distinguera chez Bach -comme chez la plupart des compositeurs baroques d’ailleurs - des chorals, dans lequel le chœur chante d’une manière beaucoup plus formalisée et en cadence ; dans les oratorios, on reconnaitra souvent dans les chœurs les interventions de la foule dans l’histoire, tandis que les chorals disent en général les louanges des croyants, amenées comme des commentaires au texte (et donc beaucoup moins liées à l’avancement de la narration). Exemples de chœur dans l’œuvre : chœur d’introduction N°1, chœur N°24, chœur chanté par les bergers N°26
  • les chorals : genre musical par excellence de Jean-Sébastien Bach, les chorals sont des chants articulés autour de plusieurs phrases courtes (les périodes), écrites sous forme d’une harmonie à 4 voix autour d’une mélodie (généralement la voix la plus aigüe, chantée par les sopranos). Aux paroles près, les chorals sont jouables à l’orgue. Nous reparlerons de ce genre musical dans un article dédié ; à titre d’exemple nous pourrons écouter les mouvements N°5, 9, 33 mais aussi le final N°64, magnifique choral aux périodes coupées par les cordes et les cuivres.
  • les récitatifs : voix de soliste accompagnée par des instruments ou un basse continue (orgue par exemple) ; les récitatifs de l’évangéliste chez Bach font avancer l’action par la narration de l’histoire. Comme les textes de l’Oratorio de Noël sont inspirés des évangiles de Saint Luc et de Saint Matthieu, l’évangéliste a bien la fonction narrative de chanter son texte (début du premier récitatif : “En ce temps-là …”). On distinguera les récitatifs de l’évangéliste, dits secs car ayant seulement un accompagnement musical minimal, des récitatifs des protagonistes de l’oratorio qui sont dits accompagnés car avec l’orchestre ou une partie de l’orchestre. A titre d’exemple on écoutera attentivement les 2ème et 3ème pistes qui sont respectivement un récitatif de l’évangéliste et un récitatif de Marie (alto).
  • les arias : mélodies expressives chantées : écouter par exemple le premier aria de l’œuvre au N°4, chanté par Marie.
  • les ariosos : à mi-chemin entre les arias et les récitatifs (exemple : N°40)
  • les duos, trios etc. : mélodies expressives dans lesquelles interviennent plusieurs solistes.
  • les sinfonias : court mouvement instrumental ; il y a une sinfonia au N°10.

L’œuvre étant très longue (environ 2h30), nous vous proposons d’écouter certains mouvements assez représentatifs, mais nous invitons bien entendu les lecteurs intéressés à prendre le temps pour écouter intégralement l’oratorio :

  • N°1 : célèbre chœur d’introduction “Jauchzet, frohlocket” (Jubilez, réjouissez-vous !”)
  • N°4 : aria de Marie (alto) “Bereite dich Zion” (“Prépare toi, Sion, à recevoir avec tendresse bientôt en ton sein le plus beau, le plus cher des tiens”)
  • N°10 : la sinfonia, intermède instrumental entre la naissance de Jésus et l’annonciation. Très beau mouvement reposant.
  • N°24 : chœur ponctué par les cuivres
  • N°45 (piste 10 du deuxième lecteur) : chœur fugué des Mages mêlé à un récitatif ; ici les Mages disent avoir vu son étoile en Orient et cherchent Jésus ; Marie leur répond. Le chœur s’inscrit dans la narration.
  • N°64 (piste 29 du deuxième lecteur) : choral accompagné par les cuivres et les cordes ; louange des croyants à Jésus.

Une traduction du texte de  l’Oratorio de Noël est disponible ici au format PDF, et il est très intéressant de prendre le temps d’écouter l’œuvre avec sa traduction.

Parties 1, 2 et 3
Numéros 1 à 35
Parties 4, 5 et 6
Ajouter 35 au numéro de la piste pour avoir le numéro dans l’œuvre (36 à 64)

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