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Mardi 20 avril 2010

Grande messe en ut mineur KV 427 de Mozart


Wolfgang Amadeus Mozart (source : Wikipédia)

Wolfgang Amadeus Mozart (source : Wikipédia)

L’œuvre retenue à l’écoute aujourd’hui est souvent considérée comme le deuxième point culminant des compositions sacrées de Mozart (1756-1791), après - ou à côté de ! - son célèbre Requiem.

Si le Requiem composé sur son lit de mort en 1791 était pour lui comme une dernière offrande à Dieu, Mozart considérait sa messe en ut mineur (ou Grande Messe) écrite en 1783 comme la réalisation d’une promesse, celle d’écrire une grande œuvre sacrée pour remercier Dieu de lui avoir permis d’épouser Constance après sa maladie (août 1782). Et si l’hagiographie mozartienne a largement mis en valeur le Requiem et la terrible légende entourant sa genèse (mais ô combien fascinante pour les romantiques !), la messe en ut ne mérite pas d’être reléguée parmi  les œuvres de second plan. Car contrairement à l’ultime partition du génie autrichien, dont seulement la moitié des mouvements lui sont attribués, la messe procède intégralement de sa plume. Et le style, quoique très variable d’un mouvement à l’autre, s’en ressent sensiblement par une continuité dans la splendeur et la puissance.

L’œuvre demande un effectif conséquent, puisqu’elle est prévue pour un double choeur, un quatuor de solistes (deux sopranos, ténor et basse) et un grand orchestre. Elle est constituée d’environ une douzaine de mouvements, selon la décomposition choisie, et reprend de manière assez classique la liturgie catholique romaine de la messe : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus… série à laquelle il manque la pièce finale (Agnus Dei). En effet, l’œuvre est hélas incomplète, et non achevée (au contraire du Requiem, dont Constance fit terminer l’écriture par François-Xavier Süssmayr, élève du maître, afin d’obtenir le paiement de la commande de l’œuvre). Le Credo est également incomplet, puisqu’il nous manque tous les textes après l’air Et incarnatus est.

Voici la composition de l’œuvre :

Kyrie (choeur et soprano)
Gloria

  • Gloria in excelsis Deo (choeur)
  • Laudamus te (soprano)
  • Gratias agimus tibi (choeur)
  • Domine Jesu (soprano I et II)
  • Qui tollis (double choeur)
  • Quoniam tu solus (soprano I et II, ténor)
  • Jesu Christe (choeur)
  • Cum Sancto Spiritu (choeur)

Credo

  • Credo in unum Deum (choeur)
  • Et incarnatus est (soprano I)

Sanctus (double choeur)

Benedictus qui venit (quatuor et double choeur)
Nous ne saurions trop vous conseiller d’écouter l’œuvre entièrement tant elle renferme de beautés au détour d’un choeur, d’un air…
On reconnaitra par exemple des emprunts aux contrepoints baroques de Bach ou Haendel ; et en effet la vie de Mozart nous éclaire sur ces influences, puisqu’il venait tout juste d’approfondir l’étude de cet art et cherchait certainement à l’expérimenter. À titre d’exemple : la fugue sur le Hossanna dans les Sanctus et Benedictus qui venit, ou encore celle du Cum Sancto Spiritu. L’allusion à l’Alleluja du Messie de Haendel est assez flagrante sur la série de In excelsis déclamés par le chœur à l’unisson dans le Gloria in excelsis Deo.
Voici le texte des différents mouvements (téléchargeable ici au format PDF : texte et traduction de la messe en ut mineur de Mozart) :
Kyrie

Kyrie eléison

Christe eléison

Kyrie eléison

Kyrie

Seigneur, prends pitié

Christ, prends pitié

Seigneur, prends pitié

Gloria

Gloria in excelsis Deo

Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.

Gloria

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,

Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Laudamus te.
Benedicimus te.
Adoramus te.

Glorificamus te.

Nous te louons,

Nous te bénissons,

Nous t’adorons,

Nous te glorifions.

Gratias agimus tibi

propter magnam gloriam tuam

Nous te rendons grâce,

pour ton immense gloire

Domine Deus, Rex caelestis,

Deus Pater omnipotens.

Domine Fili unigenite, Jesu Christe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris,

Seigneur Dieu, Roi du ciel,

Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,le Fils du Père.

Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ;

qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous

Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Quoniam tu solus Sanctus,

tu solus Dominus,

tu solus Altissimus,

Car toi seul es saint,

Toi seul es Seigneur,

Toi seul es le Très-Haut,

Jesu Christe Jésus Christ,
Cum Sancto Spiritu :

in gloria Dei Patris. Amen.

Avec le Saint-Esprit

Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Credo

Credo in unum Deum,

Patrem omnipotentem,

factorem caeli et terrae,

visibilium omnium et invisibilium.

Et in unum Dominum Iesum Christum,

Filium Dei unigenitum,

et ex Patre natum ante omnia saecula.

Deum de Deo,

Lumen de Lumine,

Deum verum de Deo vero,

genitum, non factum, consubstantialem Patri;

per quem omnia facta sunt.

Qui propter nos homines,

et propter nostram salutem descendit de caelis.

Credo

Je crois en un seul Dieu,

le Père tout-puissant,

créateur du ciel et de la terre,

de l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ,

le Fils unique de Dieu,

né du Père avant tous les siècles ;

il est Dieu, né de Dieu,

lumière, née de la lumière,

vrai Dieu, né du vrai Dieu.

Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père,

et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes,

et pour notre salut, il descendit du ciel;

Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine,

et homo factus est.

Par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie,

et s’est fait homme.

Sanctus

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus, Deus Sábaoth!

Pleni sunt caeli et terra glória Tua.

Hosánna in excélsis!

Sanctus

Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu de l’univers.

Le ciel et la terre sont remplis de Ta gloire.

Hosanna au plus haut des cieux!

Benedictus

Benedictus qui venit in nómine Dómini.

Hosánna in excélsis!

Benedictus

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosanna au plus haut des cieux !

(Texte et traduction de la messe en ut mineur de Mozart au format PDF)

Et pour finir, de nouveau le lecteur Jiwa pour écouter l’œuvre intégralement, légalement et gratuitement !
Texte et traduction de la messe en ut mineur de Mozart au format PDF.

La version à l’écoute ici est celle du Monteverdi Choir, dirigé par Sir John Eliot Gardiner.
Vous pourrez l’acheter en CD ou au format MP3 sur Amazon, pour environ 10€ :




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Dimanche 1 février 2009

Concerto pour piano n°23 de Mozart


Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (source: Wikipedia)

Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (source: Wikipedia)

Nous écouterons aujourd’hui une autre très belle oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791), cette fois dans son répertoire profane et de concert : le Concerto pour piano n°23 KV 488, en la majeur.

Achevé par Mozart en mars 1786, c’est-à-dire en même temps que son premier opéra (Le Mariage de Figaro), ce 23ème concerto (parmi 27) est souvent considéré comme le plus beau qu’il ait écrit ; divisé en trois mouvements, il commence par une introduction en allegro globalement très radieuse, pour présenter ensuite un adagio célèbre par sa simplicité, sa beauté et surtout son expression poignante. C’est pour certains un des plus beaux exemples de l’exceptionnelle capacité de Mozart à “transformer en or” les mélodies les plus simples. On trouvera également chez Beethoven cette marque, par exemple dans le 2ème mouvement du concerto pour piano n°5 (l’Empereur), qui brille également par sa simplicité et son expression. Le concerto n°23 de Mozart s’achève finalement sur un magnifique rondo sur un tempo entrainant allegro assai.

Nous vous invitons à écouter l’ensemble du concerto, qui est relativement court (30 minutes environ).

On pourra trouver la partition du concerto n°23 au format PDF et libre de droit sur le site de l’International Music Score Library Project.


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Jeudi 29 janvier 2009

Requiem KV.626 de Mozart


Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (source: Wikipedia)

Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (source: Wikipedia)

L’œuvre d’aujourd’hui ne sera pas une grande nouveauté pour la plupart des lecteurs, tant elle est très célèbre et bien souvent considérée comme la plus belle musique jamais composée ; immense chef-d’œuvre du génie autrichien Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791), le Requiem KV.626 en ré mineur est célèbre autant par sa beauté que par les circonstances entourant sa composition.

Mozart est l’un des plus grands représentants de la période classique européenne ; éduqué par un père compositeur (Léopold Mozart), il se révèle rapidement être un musicien prodige : il commence la musique à 3 ans, le clavecin à 5 ans, et compose ses premières œuvres dès 6 ans. Il sait alors jouer violon, orgue, clavecin et commence à faire des tournées avec son père en Allemagne, Autriche puis Belgique, France, Pays-Bas et Suisse. Il écrit son premier opéra à 11 ans (Appolo et Hyacinthus), devient à 13 ans maître de concert du prince-archevêque de Salzbourg ; il rencontre Joseph Haydn à Vienne à l’âge de 17 ans, qui dit à son père “Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse [...]“. Mozart se marie à Constanze Weber en 1782, et entre dans la franc-maçonnerie en 1785, appartenance qui influencera beaucoup son œuvre tardive ; nombre de ses grands opéras datent de cette époque : L’enlèvement au sérail (1782), Les Noces de Figaro,(1786) Don Giovanni (1787), Così fan tutte (1790). Mozart décède en 1781 à 35 ans des suites d’une maladie. Son triptyque de fin de vie (La Clémence de Tito, La Flûte Enchantée, le Requiem), inachevé, est resté célèbre par sa qualité et sa signification pour Mozart.

On retiendra parmi ses œuvres célèbres des pièces sacrées (la Messe en ut, l’Ave Verum Corpus et le Requiem), une quarantaine de symphonies (les dernières étant les plus connues), des concertos pour piano, des concertos pour clarinette, flûte et harpe, violon. Certaines de ses œuvres de musique de chambre sont également très célèbres, en particulier des quatuors à cordes, quintettes ou pièces pour piano.

Rappelons que le mot Requiem désigne en réalité une musique liturgique de circonstance, en l’occurrence une messe pour un enterrement ou une commémoration (on parle parfois de Messe des Morts). Il est important de savoir que seule une partie a véritablement été écrite par Mozart. Commencé au cours de l’année 1791, au cours de laquelle sa santé allait en empirant, Mozart laissa à sa mort le 5 décembre 1791 les premières mesures de l’Introït, les partie de chœur et basse continue du Kyrie, Dies Irae, Rex tremendae et Confutatis, ainsi que des esquisses des Tuba Mirum, Recordare, Domine Jesu Christe et Hostias ainsi qu’un début de Lacrimosa. C’est alors à son élève François-Xavier Sussmayr qu’échoit la lourde responsabilité de rendre le Requiem à la postérité. L’Histoire retiendra que Constanze ait avant tout voulu que l’œuvre soit terminée afin d’honorer la commande, et ne pas avoir à rembourser la première moitié du paiement ; malgré cette deuxième partie écrite par un autre compositeur, le Requiem de Mozart est devenu l’une des œuvres les plus célèbres de la musique classique, et a fortiori de la musique sacrée. La légende autour de la genèse de cette œuvre a largement été relayée auprès du grand public par le film Amadeus, qui veut que Mozart ait composé le Requiem en vue de sa mort prochaine.

Le Requiem, qui s’écoute mieux qu’il ne se décrit, comporte 14 mouvements ; comme il s’agit avant tout d’une messe, on trouve l’organisation Kyrie, Séquence, Offertoire, Sanctus, Agnus Dei, à laquelle sont ajoutées les pièces de circonstances, comme l’Introït (Requiem aeternam). Même si l’ensemble de l’œuvre est une merveille (en tout cas jusqu’au Hostias), plusieurs chœurs sont particulièrement célèbres et souvent repris hors contexte, comme le Kyrie (n°2), le Dies Irae (n°3), Rex tremendae (n°5), et le terrible Lacrimosa (n°8). L’exécution de l’œuvre dure environ 1h, au cours de laquelle chœurs et parties solistes sont assez équilibrés.

Voici le texte original en latin du Requiem ainsi que sa traduction :

Introitus
1. Requiem :
(Chœur)
Requiem aeternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis.
(Soprano)
Te decet hymnus, Deus, in Sion,
et tibi reddetur votum in Jerusalem.
(Chœur)
Exaudi orationem meam,
ad te omnis caro veniet.
Requiem aeternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis.
Introït
1. Requiem :
(Chœur)
Seigneur, donnez-leur le repos éternel,
et faites luire pour eux la lumière sans déclin.
(Soprano)
Dieu, c’est en Sion qu’on chante dignement vos louanges ;
à Jérusalem on vient vous offrir des sacrifices.
(Chœur)
Ecoutez ma prière,
Vous, vers qui iront tous les mortels.
Seigneur, donnez-leur le repos éternel,
et faites luire pour eux la lumière sans déclin.
2. Kyrie :
Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.
2. Kyrie:
Seigneur, ayez pitié.
Christ, ayez pitié.
Seigneur, ayez pitié.
Sequentia
3. Dies Irae:
Dies irae, dies illa
Solvet saeclum in favilla,
Teste David cum Sibylla.
Quantus tremor est futurus
Quando judex est venturus
Cuncta stricte discussurus.
Séquence
3. Dies Irae:
Jour de colère que ce jour-là,
où le monde sera réduit en cendres,
selon les oracles de David et de la Sibylle.
Quelle terreur nous envahira,
lorsque le Juge viendra
pour délivrer son impitoyable sentence!
4. Tuba Mirum:
(Basse)
Tuba mirum spargens sonum
Per sepulcra regionum
Coget omnes ante thronum.
(Tenor)
Mors stupebit et natura
Cum resurget creatura
Judicanti responsura.
Liber scriptus proferetur
In quo totum continetur,
Unde mundus judicetur.
(Contralto)
Judex ergo cum sedebit
Quidquid latet apparebit,
Nil inultum remanebit.
(Soprano)
Quid sum miser tunc dicturus,
Quem patronum rogaturus,
Cum vix justus sit securus?
(Tous les solistes)
Cum vix justus sit securus?
4. Tuba Mirum:
(Basse)
La trompette répandant la stupeur
parmi les sépulcres,
rassemblera tous les hommes devant le trône.
(Tenor)
La mort et la nature seront dans l’effroi,
lorsque la créature ressuscitera
pour rendre compte au Juge.
Le livre tenu à jour sera apporté,
livre qui contiendra
tout ce sur quoi le monde sera jugé.
(Contralto)
Quand donc le Juge tiendra séance,
tout ce qui est caché sera connu,
et rien ne demeurera impuni.
(Soprano)
Malheureux que je suis, que dirai-je alors ?
Quel protecteur invoquerai-je,
quand le juste lui-même sera dans l’ inquiétude ?
(Tous les solistes)
Quand le juste lui-même sera dans l’ inquiétude ?
5. Rex tremendae:
Rex tremendae majestatis,
Qui salvandos salvas gratis,
Salva me, fons pietatis.
5. Rex tremendae :
O Roi, dont la majesté est redoutable,
vous qui sauvez par grâce,
sauvez-moi, ô source de miséricorde.
6. Recordare
(Solistes)
Recordare, Jesu pie,
Quod sum causa tuae viae,
Ne me perdas illa die.

Quaerens me sedisti lassus,
Redemisti crucem passus,
Tamus labor non sit cassus.
Juste judex ultionis
Donum fac remissionis
Ante diem rationis.
Ingemisco tanquam reus,
Culpa rubet vultus meus,
Supplicanti parce, Deus.
Qui Mariam absolvisti
Et latronem exaudisti,
Mihi quoque spem dedisti.
Preces meae non sunt dignae,
Sed tu bonus fac benigne,
Ne perenni cremer igne.
Inter oves locum praesta,
Et ab haedis me sequestra,
Statuens in parte dextra.

6. Recordare :
(Solistes)
Souvenez-vous ô doux Jésus,
que je suis la cause de votre venue sur terre.
Ne me perdez donc pas en ce jour.
En me cherchant, vous vous êtes assis de fatigue,
vous m’avez racheté par le supplice de la croix :
que tant de souffrances ne soient pas perdues.
Ô Juge qui punissez justement,
accordez-moi la grâce de la rémission des péchés
avant le jour où je devrai en rendre compte.
Je gémis comme un coupable : la rougeur me
couvre le visage à cause de mon péché ;
pardonnez, mon Dieu, à celui qui vous implore.
Vous qui avez absous Marie-Madeleine,
vous qui avez exaucé le bon larron :
à moi aussi vous donnez l’espérance.
Mes prières ne sont pas dignes d’être exaucées,
mais vous, plein de bonté, faites par votre
miséricorde que je ne brûle pas au feu éternel.
Accordez-moi une place parmi les brebis
et séparez-moi des égarés
en me plaçant à votre droite.
7. Confutatis :
Confutatis maledictis
Flammis acribus addictis,
Voca me cum benedictis.
Oro supplex et acclinis,
Cor contritum quasi cinis,
Gere curam mei finis.
7. Confutatis :
Et après avoir réprouvé les maudits
et leur avoir assigné le feu cruel,
appelez-moi parmi les élus.
Suppliant et prosterné, je vous prie,
le cœur brisé et comme réduit en cendres :
prenez soin de mon heure dernière.
8. Lacrimosa :
Lacrimosa dies illa
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus.
Huic ergo parce, Deus,
Pie Jesu Domine,
Dona eis requiem. Amen.
8. Lacrimosa :
Oh ! Jour plein de larmes,
où l’homme ressuscitera de la poussière :
cet homme coupable que vous allez juger :
Epargnez-le, mon Dieu !
Seigneur, bon Jésus,
donnez-leur le repos éternel. Amen.
Offertorium
9. Domine Jesu :
Domine, Jesu Christe, Rex gloriae,
libera animas omniurn fidelium defunctorum
de poenis inferni, et de profundo lacu:
libera eas de ore leonis,
ne absorbeat eas tartarus,
ne cadant in obscurum,
(Solistes)
Sed signifer sanctus Michael
repraesentet eas in lucem sanctam,
(Chœur)
Quam olim Abrahae promisisti et semini eius.
Offertoire
9. Domine Jesu :
Seigneur, Jésus-Christ, Roi de gloire,
délivrez les âmes de tous les fidèles défunts
des peines de l’enfer et de l’abîme sans fond :
délivrez-les de la gueule du lion,
afin que le gouffre horrible ne les engloutisse pas
et qu’elles ne tombent pas dans le lieu des ténèbres.
(Solistes)
Que Saint-Michel, le porte-étendard,
les introduise dans la sainte lumière.
(Chœur)
Que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
10. Hostias :
Hostias et preces, tibi, Domine, laudis offerimus:
tu suscipe pro animabus illis,
quarum hodie memoriam facimus:
fac eas, Domine, de morte transire ad vitam,
quam olim Abrahae promisisti et semini eius.
10. Hostias :
Nous vous offrons, Seigneur, le sacrifice et les prières de notre louange:
recevez-les pour ces âmes
dont nous faisons mémoire aujourd’hui.
Seigneur, faites-les passer de la mort à la vie.
Que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Sanctus
11. Sanctus :
Sanctus, Sanctus, Sanctus,
Dominus Deus Sabaoth!
Pleni sunt coeli et terra gloria tua.
Osanna in excelsis.
Sanctus
11. Sanctus :
Saint, saint, saint le Seigneur,
Dieu des armées.
Le ciel et la terre sont remplis de votre gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Benedictus
12. Benedictus :
(Solistes)
Benedictus qui venit in nomine Domini.
(Chœur)
Osanna in excelsis.
Benedictus
12. Benedictus:
(Solistes)
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
(Chœur)
Hosanna au plus haut des cieux.
Agnus Dei
13. Agnus Dei :
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi,
dona eis requiem.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi,
dona eis requiem sempiternam.
Agnus Dei
13. Agnus Dei :
Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde,
donnez leur le repos.
Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde,
donnez leur le repos éternel.
Communio
14. Lux aeterna :
(Soprano, puis le chœur)
Lux aeterna luceat eis, Domine,
cum sanctis tuis in aeternum,
quia pius es.
(Chœur)
Requiem aeternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis,
cum sanctis tuis in aeternum,
quia pius es.
Communion
14. Lux Aeterna :
(Soprano, puis le chœur)
Que la lumière éternelle luise pour eux, Seigneur,
au milieu de vos Saints et à jamais,
car vous êtes miséricordieux.
(Chœur)
Seigneur, donnez-leur le repos éternel
faites luire pour eux la lumière sans déclin.
Au milieu de vos Saints et à jamais,
Seigneur, car vous êtes miséricordieux.

On trouve enfin les partitions libres au format PDF du Requiem ici sur le site de l’International Music Score Library Project ou encore ici sur le site de la Choral Public Domain Library (avec fichiers MIDI pour isoler les voix du choeur).


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