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La musique classique du jour


Articles marqués avec le mot-clé ‘baroque’

Mardi 31 juillet 2012

Cantate BWV 140 de Bach : « Wachet auf, ruft uns die Stimme »


Wachet auf, ruft uns die Stimme (« Réveillez-vous ! » annonce la voix), (BWV 140, connue aussi sous le nom de Cantate du Veilleur), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach, composée à Leipzig en 1731.

Source : Wikipédia


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Lundi 19 septembre 2011

Chaconne de la partita n°2 pour violon solo BWV 1004, de Bach


Un grand classique de violon solo, mais qui reste indémodable : la chaconne de la partita n°2 pour violon solo BWV 1004, de Bach.

Composée entre 1717 et 1723, cette chaconne est reconnue comme un achèvement de l’art baroque pour violon solo, car elle fait appel à pratiquement toutes les techniques de l’époque. Elle est de nos jours exigée dans pratiquement tous les concours et auditions de violon.

Partie 1 :

Partie 2 :

Les musiciens pourront en trouver la partition libre de droit dans les pages de l’IMSLP : partition de la chaconne de bach.

À noter pour les grands amateurs de Bach, l’existence d’un CD admirable publié suite à la découverte d’un musicologue : l’enchaînement des tonalités dans la chaconne présente des analogies avec celui de chorals d’une cantate (BWV 4), au point que le violoniste Christoph Poppen et le Hilliard Ensemble ont superposé ces deux œuvres pour un résultat des plus intéressants.

Le résultat peut être écouté dans le CD “Morimur”, qui vaut certainement l’investissement :

Morimur, par Christoph Poppen et The Hilliard Ensemble

Morimur, par Christoph Poppen et The Hilliard Ensemble


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Jeudi 28 juillet 2011

Brockes-Passion TWV5:1 de Telemann


Chers lecteurs,

Brockes-Passion de Telemann, Harmonia Mundi / René Jacobs

Brockes-Passion de Telemann, Harmonia Mundi / René Jacobs

Après plusieurs articles et une longue écoute de la Passion selon saint-Matthieu BWV 244 de Bach, nous vous proposons ici d’écouter une œuvre similaire, d’un autre grand compositeur baroque allemand : Georg Philipp Telemann. Contemporain de Bach et de Haendel (1681-1767 pour Telemann, 1685-1750 pour Bach, 1685-1759 pour Haendel), il jouissait d’une renommée plus importante de son vivant - ce qui peut nous surprendre tant la redécouverte baroque du XIXè siècle lui a préféré Bach ou Haendel. Telemann a d’ailleurs connu l’un et l’autre des deux grands compositeurs, et était même le parrain du compositeur Carl Philipp Emanuel Bach, fils de J.-S. Bach.

Compositeur parmi les plus productifs de l’Histoire de la musique, il aurait composé plus de 6000 œuvres (dont seulement 3600 seraient répertoriées dans le catalogue TWV), touchant à tous les styles et tous les instruments.

Telemann a en particulier écrit 46 passions, dont seulement 23 nous sont parvenues ; nous avons choisi de proposer l’une d’entre-elles à l’écoute car, au-delà de son esthétique, elle permet de percevoir d’autres aspects de ce type d’œuvres, relativement biaisé par la force des saint-Matthieu BWV 244 et saint-Jean BWV 245 de Bach, œuvres magistrales et archi-connues de la musique occidentale.

L’œuvre d’aujourd’hui est un oratorio de la Passion, c’est-à-dire qu’à la différence des passion-oratorio allemands destinés à la liturgie et s’appuyant essentiellement sur des extraits stricts des évangiles, elle devait être représentée dans une salle de concert, et son livret, entièrement versifié, n’est qu’inspiré des évangiles. Pour Johann Mattheson (autre compositeur contemporain de Bach, Telemann et Haendel, également auteur d’une Brockes-Passion), on peut parler d’« opéra sacrés ».

Par analogie aux traductions des Matthauspassion et Johannespassion en « Passion selon saint-Matthieu » et « Passion selon saint-Jean », les Brockes-Passion sont souvent appelées « Passion selon Brockes ». Barthold Heinrich Brockes (1680-1747) n’est cependant pas un évangéliste ; impliqué dans la vie politique et municipale de Hambourg, c’est en tant que poète qu’il écrivit en 1712 un livret en vers sur la Passion du Christ : Der für die Sünden der Welt gemarterte und sterbende Jesus (Jésus martyrisé et mourant pour le péché du monde). Ce texte eut un grand succès, puisque 11 compositeur allemands l’utilisèrent pour écrire une Brockes-Passion (parmi lesquels Telemann, Haendel, Mattheson, Keiser, etc.).

Telemann composa la sienne en 1716: le texte comme la musique nous font effectivement beaucoup plus penser à un opéra et une mise en scène que les passions de Bach.

On pourra se référer au livret et à sa traduction pendant l’écoute, tous deux proposés sur ce site : http://oratoriosbaroques.fr/Traductions/Brockes_Passion.htm.

(la vidéo intégrée ici n’est que la première partie de l’œuvre, sur 7).

Enfin, Harmonia Mundi et René Jacobs ont effectué en 2009 un très bel enregistrement de cette œuvre, avec comme toujours un livret particulièrement fourni (commentaires, traductions complètes, etc.) et soigneusement préparé.


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Mardi 4 janvier 2011

Das neugeborne Kindelein BuxWV 13, de Buxtehude


Chers amis mélomanes, chers visiteurs, L’équipe de MusiqueDuJour.com se joint à moi pour vous adresser ses meilleurs vœux pour l’année 2011. Voici quelques nouvelles de votre site favori, laissé à l’abandon depuis quelques mois :

Dietrich Buxtehude

Dietrich Buxtehude

  • une première bonne nouvelle : le site Jiwa.fr, utilisé par MusiqueDuJour.com pour le streaming légal des musiques proposées, a connu une mauvaise passe au cours de laquelle le composant d’écoute en ligne ne fonctionnait plus ; le site était en cours de rachat / reprise depuis quelques temps, et voici qu’il va progressivement reprendre son activité. Pour ce qui nous concerne, le composant d’écoute fonctionne de nouveau comme avant ! Souhaitons à l’équipe de Jiwa de réussir dans ce domaine désormais très concurrentiel !
  • une deuxième bonne nouvelle : MusiqueDuJour.com va progressivement reprendre son activité éditoriale, grâce à un format peut-être plus « allégé » qu’auparavant. On privilégiera désormais la régularité des articles à leur longueur. Le site se présentera donc plus comme une plate-forme d’échange et de discussion autour de musiques « classiques », avec des articles très réguliers accompagnés des musiques décrites en écoute intégrale, et de temps en temps des dossiers plus « fournis ». Enfin, le site conservera toujours l’esprit d’ouverture du genre musical « classique » au plus grand monde qui en a motivé la création.
  • et enfin un constat très positif : l’absence de mise à jour éditoriale n’a pas diminué la fréquentation du site !

Nous voudrions remercier les nombreuses personnes nous ayant envoyé des messages de soutien ou d’encouragement pour ce travail. Si vous aimez telle ou telle musique, n’hésitez pas à nous proposer (par email ou dans les commentaires des articles) des sujets d’articles que nous pourrions diffuser ! Et à l’occasion de cette « reprise » de l’activité de MusiqueDuJour.com, nous vous proposons une musique chorale d’un compositeur peu connu du grand public, relativement connu des amateurs de musique, et déjà rencontré sur MusiqueDuJour : Dietrich BUXDEHUDE (1637 - 1707), compositeur allemand de la période baroque. Nous avions présenté il y a plus d’un an en novembre 2009 les Membra Jesu Nostri de Buxtehude ; nous restons toujours dans le répertoire choral et religieux, avec une œuvre de circonstance, car relatant la naissance de Jésus (cantate de la Nativité). Voici donc la cantate sacrée Das neugeborne Kindelein (Le petit enfant nouveau-né), de Dietrich Buxtehude :

Le texte n’est pas de Buxtehude, mais du compositeur et auteur de textes religieux Cyriaque Schneegass (1546 - 1597). Notons que Bach l’utilise également dans la cantate pour la nativité BWV 122.

Outre l’aspect « de saison », pourquoi nous proposons-vous cette musique ? La réponse tient en quelques critères : peu connue du grand public, particulièrement belle, et assez caractéristique d’un genre et d’une époque.

Voici les paroles ici, ainsi qu’une traduction (compilation de différentes sources trouvées ici) :

Das neugeborne Kindelein,
Das herzeliebe Jesulein,
Bringt abermal ein neues Jahr
Der auserwählten Christenschar.

Des freuen sich die Engelein,
Die gerne um und bei uns sein,
[Sie] singen in den Lüften frei,
Daß Gott mit uns versöhnet sei.

Ist Gott versöhnt und unser Freund,
Was [mag] uns tun der arge Feind?
Trotz [Türken, Papst] und Höllen Pfort,
Das Jesulein ist unser Hort!

Es bringt das rechte Jubeljahr,
Was trauern wir dann immerdar?
Frisch auf, [es ist itzt] Singens Zeit!
Das Jesulein wendt alles Leid!

Le petit enfant nouveau-né,
Le petit Jésus cher et adoré,
Apporte encore une fois la nouvelle année
À la légion des chrétiens, ses élus.

Les petits anges se réjouissent de ceci,
Ils sont heureux avec nous et autour de nous,
Ils chantent librement dans les airs,
Puisque Dieu est réconcilié avec nous.

Puisque Dieu nous est réconcilié et qu’il est notre allié,
Que peut nous faire le malin ennemi ?
Bravant le diable et la porte des enfers,
Le petit Jésus est notre crèche.

Voici venir l’année jubilaire,
Que craignons-nous encore ?
Allons ! l’heure est venue de chanter :
Le petit Jésus détourne toutes les souffrances.

Comme souvent, les instrumentistes et choristes trouveront chez Werner Icking les partitions au format PDF : Das Neugeborne Kindelein BuxWV 13 de Buxtehude.


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Vendredi 27 novembre 2009

Membra Jesu nostri, de Buxtehude


Dietrich Buxtehude (à la viole de gambe à gauche) par Johannes Voorhout (1674)

Dietrich Buxtehude (à la viole de gambe à gauche) par Johannes Voorhout (1674) Source: Wikipedia

Musiquedujour.com revient aujourd’hui pour vous présenter une œuvre sublime de Dietrich Buxtehude, compositeur baroque célèbre mais peu connu du grand public (du moins avant le tricentenaire de sa mort en 2007). Il s’agit de la série de 7 cantates sacrées « Membra Jesu nostri », BuxWV 75 dans le catalogue des œuvres de Buxtehude.

Dietrich Buxtehude (1637 - 1707) est un compositeur et organiste dano-allemand de la période baroque - contemporain de Pachelbel, Reinken. Très célèbre en son temps, son œuvre a jusqu’à très récemment été délaissée par les musiciens et peu jouée en public. Le tricentenaire de sa mort en 2007 a cependant été l’occasion de redécouvrir ce grand compositeur, qui nous laisse entre autres une grande œuvre pour orgue ou de superbes pièces vocales. Sa célébrité à son époque est telle que de la même manière que l’on appelle Bach « le cantor de Leipzig », on parle de « l’organiste de Lübeck » pour désigner Buxtehude. Il est même question d’un voyage de 400km effectué à pied par le jeune Jean-Sébastien Bach en 1705 afin de rencontrer le célèbre organiste. Nous laisserons aux lecteurs intéressés par la vie de Buxtehude le soin de consulter Wikipédia, ou de lire sa récente biographie écrite par le musicologue Gilles Cantagrel (voir ici).

Nous ne parlerons pas aujourd’hui de l’œuvre de Buxtehude, mais seulement des « Membra Jesu nostri » (abréviation du latin « Membra Jesu nostri patientis sanctissima humissima totius cordis devotione decantata », littéralement « Les très saints membres de notre Seigneur Jésus souffrant, chantés avec la plus humble dévotion de son cœur tout entier »). Ce recueil composé en 1680 comporte sept cantates, chacune évoquant une partie du corps blessé du Christ (Gilles Cantagrel propose d’appeler le recueil « Les sept plaies du Christ en croix »).

On retrouve ainsi les cantates Ad pedes (aux pieds), Ad genua (aux genoux), Ad manus (aux mains), Ad latus (au flanc), Ad pectus (à la poitrine), Ad cor (au cœur), Ad faciem (au visage), qui sont toutes découpées en 6 mouvements (consulter à ce sujet le bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Membra_Jesu_nostri). Le thème des cantates pourrait préparer l’auditeur à entendre un recueil affligé et une vision doloriste du Christ en croix. Il n’en est rien, et l’œuvre montre continuellement une image sereine, apaisée et méditative du martyre ; la musique, mettant en musique le poème spirituel médiéval Rhythmica Oratio invite donc plutôt le croyant à la réflexion dans la période de Pâques.

Nous vous proposons ici à l’écoute la version John Eliot Gardiner / Monteverdi Choir.
Sur Amazon sont disponibles plusieurs versions intéressantes, en particulier dans deux gammes chez Harmonia Mundi:

On trouvera les partitions des Membra Jesu nostri sur la Choral Public Domain Library : http://wso.williams.edu/cpdl/sheet/bux-750c.pdf


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