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La musique classique du jour


Mardi 17 mars 2009

La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, 5ème partie (49-61)


Pilate présentant Jésus à la foule 'Ecce Homo' (Voici l'Homme) par Antonio Ciseri (1821-91)

Pilate présentant Jésus à la foule

Nous approchons de la fin de l’écoute de la Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Jean-Sébastien Bach ; l’article d’aujourd’hui porte sur les numéros 49 à 61, qui relatent la condamnation de Jésus par le peuple juif. On pourra revenir à la partie précédente (”L’interrogatoire”), ou encore à l’article d’accueil pour la Passion selon saint Matthieu.

49. Récitatif : “Des Morgens aber hielten alle Hohenpriester”

Judas a des remords d’avoir livré Jésus (Mt. 27:1-4).
Ceux qui avaient donné de l’argent à Judas pour qu’il leur livre Jésus refusent qu’il les leur rende et le renvoient dans un double choeur de turba.

49. Des Morgens aber hielten alle Hohenpriester
Rezitativ
– Evangelist :
Des Morgens aber hielten alle Hohenpriester und die Ältesten des Volks dnen Rat über Jesum, daß sie ihn töteten. Und banden ihn, führeten ihn hin und überantworteten ihn dem Landpfleger Pontio Pilato. Da das sahe Judas, der ihn verraten hatte, daß er verdammt war zum Tode, gereuete es ihn und brachte herwieder die dreißig Silberlinge den Hohenpriestern und Ältesten und sprach :
– Judas :
Ich habe übel getan, daß ich unschuldig Blut verraten habe.
– Evangelist :
Sie sprachen :
– Chor
Was gehet uns das an ? Da siehe du zu !
Récitatif
– L’évangéliste :
Le matin même les anciens du peuple avec les chefs des prêtres au sujet de Jésus s’assemblèrent afin de le perdre. L’ayant lié, on le fit sortir pour être remis au gouverneur dont le nom était Ponce Pilate. Judas vit alors, lui qui livra son Maître, que tous voulaient son supplice. Saisi d’un grand remords, il vint pour remettre les trente pièces d’argent à ceux dont il les tenait, et dit :
– Judas :
J’ai mal agi devant Dieu, car j’ai livré le sang de l’innocent.
– L’évangéliste :
Ils dirent :
– Chœur :
Que nous importe à nous ? C’est ton affaire.

50. Récitatif : “Und er warf die Silberlinge in den Tempel”

Judas se pend, et les prêtres - deux chœurs de basse - refusent de conserver le “prix du sang” dans le temple (Mt. 27:5-6).

50. Und er warf die Silberlinge in den Tempel
Rezitativ
– Evangelist :
Und er warf die Silberlinge in den Tempel, hub sich davon, ging hin und erhängete sich selbst. Aber die Hohenpriester nahmen die Silberlinge und sprachen :
– Pontifices :
Es taugt nicht, daß wir sie in den Gotteskasten legen, denn es ist Blutgeld.
Récitatif
– L’évangéliste :
Il jeta alors les pièces dans le temple, et se levant, sortit, et sur l’heure se pendit. Alors les chefs des prêtres prirent les trente pièces et dirent :
– Les souverains sacrificateurs :
Défense, défense est faite de laisser dans le trésor du temple le prix du sang.

51. Aria (basse) : “Gebt mir meinen Jesum wieder !”

Comme dans le numéro 47 (Erbarme dich, mein Gott), un violon solo se détache du quatuor à cordes pour répondre à l’air dynamique de la basse.

51. Gebt mir meinen Jesum wieder !
Arie (Bass)
Gebt mir meinen Jesum wieder !
Seht, das Geld, den Mörderlohn,
Wirft euch der verlorne Sohn
Zu den Füßen nieder !
Aria (basse)
Rendez-moi mon Roi, mon Maître,
Cet argent, ce prix du sang
Nul n’en veut, il fait horreur,
A vos pieds il reste.

52. Récitatif : “Sie hielten aber einen Rat”

Un champ est acheté avec ” l’argent du sang “, puis Pilate interroge Jésus (Mt. 27:7-14).

Ce “champ du sang” maintenant appelé Akeldama en araméen, était un lieu dont la terre servait aux potiers, puis qui fut utilisé comme cimetière pour les non-juifs.

L’histoire diffère selon les sources : alors que d’après saint Matthieu le champ aurait été acheté après la mort de Judas, les Actes des Apôtres relatent que Judas aurait acheté le champ avec “le salaire de la trahison”, et qu’il aurait alors reçu une punition divine (”Or, celui-ci avait acquis un champ avec le salaire de la trahison ; il tomba la tête la première, son ventre éclata, et toutes ses entrailles se répandirent”).

Akeldama (source: Wikipedia)

Akeldama (source: Wikipedia)

52. Sie hielten aber einen Rat
Rezitativ
– Evangelist :
Sie hielten aber einen Rat und kauften einen Töpfersacker darum zum Begräbnis der Pilger. Daher ist derselbige Acker genennet der Blutacker bis auf den heutigen Tag. Da ist erfüllet, das gesagt ist durch den Propheten Jeremias, da er spricht : Sie haben genommen dreißig Silberlinge, damit bezahlet ward der Verkaufte, welchen sie kauften von den Kindern Israel, und haben sie gegeben um einen Töpfersakker, als mir der Herr befohlen hat. Jesus aber stand vor dem Landpfleger ; und der
Landpfleger fragte ihn und sprach :
– Pilatus :
Bist du der Juden König ?
– Evangelist :
Jesus aber sprach zu ihm :
– Jesus :
Du sagest’s.
– Evangelist :
Und da er verklagt ward von den Hohenpriestern und Ältesten, anr vorteu er nichts. Da sprach Pilatus zu ihm :
– Pilatus :
Hörest du nicht, wie hart sie dich verklagen ?
– Evangelist :
Und er antwortete ihm nicht auf ein Wort, also, daß sich auch der Landpfleger sehr verwunderte.
Récitatif
– L’évangéliste :
Ils décidèrent en conseil d’en acheter le champ d’un potier pour qu’y soient enterrés les étrangers. Et c’est depuis lors que ce champ prit le nom de “champ du sang” qu’il garde encore maintenant. Ainsi arriva ce qu’avait prédit le prophète Jérémie, quand il dit : ils sont allés prendre trente pièces d’argent, prix du marché conclu pour celui qui fut vendu par les enfants d’Israël ; et ils les ont données pour payer le champ d’un potier, ainsi que Dieu me l’inspira. Mais Jésus était devant Pilate, et Pilate, l’interrogeant, lui dit :
– Pilate :
Es-tu le Roi des Juifs ?
– L’évangéliste :
Mais il leur dit ces paroles :
– Jésus :
Tu dis vrai.
– L’évangéliste :
Aux faux témoignages que les chefs des prêtres dressaient contre lui, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit :
– Pilate :
N’entends-tu pas de quels faits l’on te charge ?
– L’évangéliste :
Il resta de nouveau sans dire un seul mot, si bien qu’un grand étonnement saisit Pilate.

53. Choral: “Befiehl du deine Wege”

Une fois de plus, Bach utilise la première strophe d’un cantique de Paul Gerhardt (1607 - 1676).

Le commentaire porte ici sur le silence de Jésus face à Ponce Pilate.

53. Befiehl du deine Wege
Choral
Befiehl du deine Wege
Und was dein Herze kränkt
Der allertreusten Pflege
Des, der den Himmel lenkt.
Der Wolken, Luft und Winden
Gibt Wege, Lauf und Bahn,
Der wird luch Wege finden
Da dein Fuß gehen kann.
Choral
Tu gardes le silence,
O pauvre coeur blessé !
Ton pas tranquille avance
Par où tu dois passer.
Celui qui sur la terre
Et dans les cieux est Roi
Touché de ta misère
Va-t-il fléchir sa loi ?

54. Récitatif : “Auf das Fest aber hatte der Landpfleger Gewohnheit”

Pilate présente Jésus à la foule ; selon la coutume, le gouverneur propose à l’occasion de la fête de la Paque au peuple de choisir un condamné qui sera libéré ; sont soumis au jugement populaire Jésus et le criminel Barrabas. Le peuple demande de libérer Barrabas (Mt. 27:15-22).

Notons l’intervention énigmatique de la femme de Pilate : il s’agit du seul endroit dans l’évangile de Matthieu où l’on parle d’elle, et cet épisode n’est pas même évoqué dans les autres évangiles canoniques. Certains évangiles apocryphes en parlent cependant : elle s’appelerait Claudia Procula, serait originaire de Narbonne et aurait été convertie en secret au christianisme. Elle aurait ainsi aidé Joseph d’Arimathie à récupérer le corps de Jésus de la croix. Les historiens paraissent s’accorder sur son existence et la véracité de ces élements. Claudia Procula est par ailleurs une sainte pour l’Église orthodoxe.

Le rêve de la femme de Pilate, gravure d'Alphonse François, 1879 (source: Wikipedia)

Le rêve de la femme de Pilate, gravure d'Alphonse François, 1879 (source: Wikipedia)

D’autre part, notons bien la “célèbre” scène dans laquelle Pilate présente Jésus à la foule. On nomme cet épisode “Ecce Homo” (Voici l’Homme), en référence aux paroles de Pilate. Nombreuses sont les représentations de cette scène ; on regardera par exemple (souce: WikiCommons) :

54. Auf das Fest aber hatte der Landpfleger Gewohnheit
Rezitativ
– Evangelist :
Auf das Fest aber hatte der Landpfleger Gewohnheit, dem Volk einen Gefangenen loszugeben, welchen sie wollten. Er hatte aber zu der Zeit einen Gefangenen, einen sonderlichen vor andern, der hieß Barrabas. Und da sie versammlet waren, sprach Pilatus zu ihnen :
– Pilatus :
Welchen wollet ihr, daß ich euch losgebe ? Barrabam oder Jesum, von dem gesaget wird, er sei Christus ?
– Evangelist :
Denn er wußte wohl, daß sie ihn aus Neid überantwortet hatten. Und da er auf dem Richtstuhl saß, schickete sein Weib zu ihm und ließ ihm sagen :
– Pilati Weib :
Habe du nichts zu schaffen mit diesem Gerechten ; ich habe heute viel erlitten im Traum von seinetwegen !
– Evangelist :
Aber die Hohenpriester und die Ältesten überredeten das Volk daß sie um Barrabas bitten sollten und Jesum umbrächten. Da antwonete nun der Landpfleger und sprach zu ihnen :
– Pilatus :
Welchen wollt ihr unter diesen zweien, den ich euch soll losgeben ?
– Evangelist :
Sie sprachen :
– Chor :
Barrabam !
– Evangelist :
Pilatus sprach zu ihnen :
– Pilatus :
Was soll ich denn machen mit Jesu von dem gesagt wird er sei Christus ?
– Evangelist :
Sie sprachen alle :
– Chor :
Laß ihn kreuzigen !
Récitatif
– L’évangéliste :
Pour la fête, le gouverneur avait l’habitude d’accorder à la foule la vie d’un prisonnier à son gré. Il y avait en ce temps, au nombre des prisonniers, un bandit fameux entre tous, du nom de Barabbas. Pilate, parlant au peuple, dit alors ces paroles :
– Pilate :
Dites-moi lequel des deux je délivre : Barabbas ou bien Jésus, celui qui prétend être le Christ.
– L’évangéliste :
Il n’ignorait pas que par pure envie, les Juifs l’accusaient. Comme il était au tribunal, sa femme lui fit
dire :
– La femme de Pilate :
Reste en dehors de tout ce qu’ils font à ce juste : je suis toute en émoi d’un songe récent qui le concerne.
– L’évangéliste :
Mais les anciens et les prêtres ayant harangué le peuple surent en obtenir qu’il réclamât la vie de Barabbas et la mort de Jésus. Quand pour la seconde fois Pilate leur demanda :
– Pilate :
Désignez lequel de ces deux hommes il faut que je délivre ?
– L’évangéliste :
Ils dirent :
– Choeur :
Barabbas !
– L’évangéliste :
Pilate alors leur dit :
– Pilate :
Que dois-je donc faire de Jésus qui se prétend le fils de Dieu ?
– L’évangéliste :
Ils répondirent :
– Choeur :
Sur la croix qu’il meure !

55. Choral: “Wie wunderbarlich ist doch diese Strafe !”

Bach appuie sa réflexion sur la 4ème strophe du lied “Herzliebster Jesu” de Johann Hermann (1585 - 1647), d’où proviennent également le choral du numéro 3 (1ère strophe: Herzliebster Jesu) ainsi que le choral du numéro 25 (3ème strophe: Was ist die Ursach solcher Plagen ?).

55. Wie wunderbarlich ist doch diese Strafe !
Choral
Wie wunderbarlich ist doch diese Strafe !
Der gute Hine leidet für die Schafe
Die Schuld bezahlt der Herre, der Gerechte
Für seine Knechte.
Choral
Mystère insigne, douloureuse joie !
Le bon Pasteur du loup devient la proie !
Et l’offensé souffre avec patience
Et paie l’offense.

56. Rezitativ: “Der Landpfleger sagte”

Pilate s’interroge sur le crime commis par Jésus (Mt. 27:23).

56. Der Landpfleger sagte
Rezitativ
– Evangelist :
Der Landpfleger sagte :
– Pilatus :
Was hat er denn Übels getan ?
Récitatif
– L’évangéliste :
Pilate dit ensuite :
– Pilate :
Quel est donc le mal qu’il a fait ?

57. Récitatif (soprano) : “Er hat uns allen wohlgetan”

Arioso de soprano accompagné par deux hautbois de chasse.

57. Er hat uns allen wohlgetan
Rezitativ (sopran)
Er hat uns allen wohlgetan,
Den Blinden gab er das Gesicht,
Die Lahmen macht er gehend,
Er sagt uns seines Vaters Wort,
Er trieb die Teufel fort,
Betrübte hat er aufgericht’,
Er nahm die Sünder auf und an.
Sonst hat mein Jesus nichts getan.
Récitatif (soprano)
Il nous a fait le bien à tous.
Aux aveugles, il rendit la vue,
Leurs forces aux infirmes ;
Il nous parlait des joies du ciel ;
Il chassait les démons ;
Nos peines, il les consolait ;
De nos péchés il s’est chargé :
Point d’autre mal Jésus n’a fait.

58. Aria (soprano): “Aus Liebe will mein Heiland sterben”

Aria de soprano accompagnée en particulier de la flûte traversière.

D’après Edmond Lemaître, l’absence de continuo (basse continue) pourrait symboliser la libération de Jésus des attaches terrestres.

58. Aus Liebe will mein Heiland sterben
Arie (sopran)
Aus Liebe,
Aus Liebe will mein Heiland sterben,
Von einer Sünde weiß er nichts.
Daß das ewige Verderben
Und die Strafe des Gerichts
Nicht auf meiner Seele bliebe.
Aria (soprano)
Il aime,
Il aime et sacrifie sa vie,
Lui qui jamais ne fit le mal.
Il détourne de nos têtes
L’éternelle perdition
Et sa grâce nous demeure.

59. Rezitativ: “Sie schrieen aber noch mehr und sprachen”

La turba demande la mort de Jésus, que Pilate accepte malgré le fait qu’il sait Jésus innocent, dans une phrase devenue célèbre : “Je me lave les mains du sang d’un innocent.” (Mt. 27:23-26).

59. Sie schrieen aber noch mehr und sprachen
Rezitativ
– Evangelist :
Sie schrieen aber noch mehr und sprachen :
– Chor :
Laß ihn kreuzigen !
– Evangelist :
Da aber Pilatus sahe, daß er nichts schaffete, sondem daß ein viel größer Getümmel ward, nahm er Wasser und wusch die Hände vor dem Volk und sprach :
– Pilatus :
Ich bin unschuldig an dem Blut dieses Gerechten, sehet ih zu.
– Evangelist :
Da antwortete das ganze Volk und sprach :
– Chor :
Sein Blut komme über uns und unsre Kinder.
– Evangelist :
Da gab er ihnen Barrabam los ; aber Jesum ließ er geißeln und überantwortete ihn, daß er gekreuziget würde.
Récitatif
– L’évangéliste :
Plus haut encore, ils crièrent et dirent :
– Choeur :
Sur la croix qu’il meure !
– L’évangéliste :
Pilate voyant alors que rien n’arrêterait la fureur de la foule qui grandissait, prit de l’eau, se lava les mains devant le peuple et dit :
– Pilate :
Je me lave les mains du sang d’un innocent : sachez-le.
– L’évangéliste :
Et voici ce que le peuple entier lui dit.
– Choeur :
Que sur nous et sur nos enfants son sang retombe.
– L’évangéliste :
Alors Pilate délivra Barabbas et fit battre Jésus de verges, ensuite en leurs mains le remit pour être crucifié.

60. Récitatif (alto): “Erbarm es Gott !”

La flagellation de Jésus, dont les coups de verges sont marqués par les notes pointées des violons.

60. Erbarm es Gott !
Rezitativ (Alt)
Erbarm es Gott !
Hier steht der Heiland angebunden.
O Geißelung, o Schläg, o Wunden !
Ihr Henker, haltet ein !
Erweichet euch
Der Seelen Schmerz,
Der Anblick solchen Jammers nicht ?
Ach ja, ihr habt ein Herz,
Das muß der Martersäule gleich
Und noch viel härter sein.
Erbarmt euch, haltet ein !
Récitatif (alto)
Pitié, Seigneur.
Voici le Christ battu de verges.
O corps blessé, meurtri, sanglant !
Barbares, arrêtez !
Qui donc,
Mais qui donc pourra fléchir vos coeurs,
S’ils restent sourds à sa douleur ?
Sauveur, tel est le roc,
Tel est le marbre où l’on te lie,
Et tels sont tes bourreaux !
De grâce, arrêtez !

61. Aria (alto): “Können Tränen meiner Wangen”

61. Können Tränen meiner Wangen
Arie (Alt)
Können Tränen meiner Wangen
Nichts erlangen,
Oh, so nehmt mein Herz hinein !
Aber laßt es bei den Fluten,
Wenn die Wunden milde bluten,
Auch die Opferschale sein.
Aria (alto)
Ni mes plaintes ni mes larmes
Ne vous touchent,
Oh ! Alors, arrachez-moi le coeur
Qu’il devienne le calice
Où s’épanchent ses blessures,
Qu’il recueille tout son sang !

Après cette écoute de la 5ème partie, on pourra continuer avec la 6ème et dernière partie.

Voici une sélection d’interprétations de la passion selon saint Matthieu, parmi lesquelles se trouve la version Karl Richter en écoute sur ce site :

  1. Version Philippe Herreweghe - Collegium Vocale Gent (avec Andreas School) : comme toujours la version Herreweghe est un enregistrement de grande qualité sonore, dans une version très dynamique
  2. Version Karl Richter : cette version de 1958 est celle qui est en écoute sur le site ; malgré l’âge, la qualité sonore reste très bonne ; cette sublime version annonce la redécouverte romantique des œuvres baroques dans la 2ème moitié du 20ème siècle. A posséder !
  3. Version Herbert von Karajan - Berliner Philharmoniker : une version “controversée” et déroutante mais cependant appréciée de beaucoup ; tempo très lent, sonorités éloignées de la musique baroque, etc.
  4. Version Klemperer : version plus romantique que baroque, mais d’une grandeur fascinante

Le livret de l’œuvre (textes + traduction en français) est disponible en PDF : Livret et traduction de la Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach (source: Ensemble Orchestral de Paris). Comme toujours, les musiciens trouveront partitions libres de droit (au format PDF) et fichiers MIDI de l’oeuvre en téléchargement sur le site de l’IMSLP (http://www.imslp.org/wiki/St._Matthew_Passion,_BWV_244_(Bach,_Johann_Sebastian)), et surtout sur la Choral Public Domain Library : http://www.cpdl.org/wiki/index.php/Matth%C3%A4uspassion%2C_BWV_244_(Johann_Sebastian_Bach).


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3 réponses à “La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, 5ème partie (49-61)”

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    [...] La condamnation (49 à 61) [...]

  2. La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, 6ème partie - final (62-78) | La musique classique du jour dit :

    [...] Les CD conseillés du moment « La Passion selon saint Matthieu BWV 244 de Bach, 5ème partie (49-61) [...]

  3. Vincent dit :

    Je m’intéresse de près à la Passion selon St Matthieu de Bach et ai commencé à utiliser votre important travail de présentation et de commentaire. Merci pour cet effort louable qui donne un accès tout de même aisé à une oeuvre magistrale de notre patrimoine culturel européen! Je suis par contre extrêmement surpris par la pauvreté de vos traductions, ou plutôt leur liberté. Il y a parfois des différences plus que de détail entre votre version française et la version allemande. Pourquoi de telles approximations qui risquent de faire perdre aux non-germanophones un relief parfois émouvant, parfois daté (mais tout comme le seront vos approximations…)?

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