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Période Romantique | La musique classique du jour - Partie 2
Le meilleur de la musique classique pour tous, jour après jour

La musique classique du jour


Archives de la catégorie ‘Période romantique’

Mardi 1 décembre 2009

Cantique de Jean Racine, de Gabriel Fauré


Gabriel Fauré, par John Singer Sargent vers 1889 (source: Wikipédia)

Gabriel Fauré, par John Singer Sargent vers 1889 (source: Wikipédia)

Nous écouterons aujourd’hui le Cantique de Jean Racine, une courte mais magnifique œuvre sacrée pour chœur et orchestre (ou orgue) composée par Gabriel Fauré en 1864.

Gabriel Fauré (1845 - 1924) est l’un des grands compositeurs français de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Élève de Camille Saint-Saëns, il sera l’organiste titulaire de l’église de la Madeleine à Paris, puis professeur de composition au conservatoire de Paris (succédant à Jules Massenet), et enfin directeur de cet établissement. Musicien réputé en son temps, il deviendra membre de l’Institut de France en 1909 et sera même décoré Grand-Croix de la Légion d’honneur en 1920, quelques années avant d’être atteint d’une pneumonie qui lui sera fatale.

On retiendra de son œuvre de nombreuses pièces, en particulier :

  • un Requiem op.48 (1887)
  • plusieurs pièces vocales pour choeur et orchestre, parmi lesquelles Pavane op.50 (1887), Pelléas et Mélisande op.80 (1898) ou encore le Cantique de Jean Racine op.11 (1864)
  • de nombreuses pièces pour piano solo ainsi que des sonates piano/violon, des trios, etc.

Le Cantique de Jean Racine est une œuvre écrite à l’origine pour chœur SATB + quintette à cordes et harpe, version suivie de peu par un arrangement pour choeur et orgue ou piano (les deux versions sont proposées à l’écoute ici). Elle commence par une introduction instrumentale ou à l’orgue, à la suite de laquelle chacune des voix rentre à son tour, en commençant par les basses. On retrouve un passage instrumental vers le milieu de la partition, dans lequel des modulations de tonalité amènent le sommet expressif de l’œuvre au 2ème couplet.

Le texte à l’origine de l’œuvre a été écrit par le dramaturge Jean Racine (1639 - 1699 ; on l’appelle beaucoup plus souvent par son seul nom !), il s’agirait de la paraphrase d’un hymne attribué à saint Ambroise (Consors paterni luminis).

Verbe égal au Très-Haut, notre unique espérance,
Jour éternel de la terre et des cieux,
De la paisible nuit nous rompons le silence :
Divin sauveur, jette sur nous les yeux.
Répands sur nous le feu de ta grâce puissante ;
Que tout l’enfer fuie au son de ta voix ;
Dissipe ce sommeil d’une âme languissante
Qui la conduit à l’oubli de tes lois!
Ô Christ ! sois favorable à ce peuple fidèle,
Pour te bénir maintenant assemblé ;
Reçois les chants qu’il offre à ta gloire immortelle,
Et de tes dons qu’il retourne comblé.

On consultera l’article de Wikipédia pour plus de détails : Cantique de Jean Racine.

Cette œuvre très solennelle est devenue un grand classique pour les chœurs amateurs et professionnels. On en trouvera les partitions libres de droit au format PDF sur le site de l’International Music Score Library Project : Partitions du Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré.


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Note: 7.4/10 (45 votes)

Jeudi 16 juillet 2009

Suite Holberg pour cordes, op.40 de Grieg


Edvard Grieg par Eilif Peterssen (1891)

Edvard Grieg par Eilif Peterssen (1891)Source: Wikipedia

Après une longue absence, musiquedujour.com va essayer de revenir progressivement a un rythme régulier d’articles, pour continuer de vous faire découvrir ou redécouvrir le meilleur de la musique “savante”.
Pour ce retour, nous quitterons les compositeurs habituels pour écouter une œuvre relativement célèbre d’un compositeur moins courant, avec la Suite Holberg op.40 d’Edvard Grieg.

Edvard Grieg (1843 - 1907) est un compositeur norvégien de la période romantique ; de nos jours, sa célébrité auprès du public français est essentiellement établie grâce à son concerto pour piano (op.16) ainsi qu’à ses suites Peer Gynt (op. 46 et op. 55). Grieg est cependant dans les pays scandinaves un véritable génie, pianiste et compositeur talentueux. Ses œuvres sont particulièrement célèbres en Norvège, et on les considère souvent comme l’identité musicale de son pays, mélange de tradition, folkore musical et romantisme européen de la fin du XIXème siècle (influence allemande).

Né à Bergen en Norvège d’un père diplomate britannique et d’une mère professeur de piano, Berg étudia la musique à Leipzig en Allemagne, puis à Copenhague, et retourna dans son pays natal afin d’y diffuser la musique classique (il fonde à Oslo en 1867 l’Académie norvégienne de musique). Face au peu de succès du début de sa carrière norvégienne, Grieg dut ajouter à la composition un travail de chef d’orchestre, chef de choeur et pianiste ; afin d’atteindre un public plus réceptif à ses compositions, il se lança rapidement dans des tournées dans les capitales européennes, au cours desquelles il rencontra les grands compositeurs de son temps : Wagner, Liszt, Brahms ou encore Tchaïkovski.

L’influence romantique sur sa musique est indéniable, mais elle reste empreinte d’un folklore nordique qu’on ne retrouve ailleurs. Pour beaucoup, Grieg est comparable à Frédéric Chopin pour les pays scandinaves, et on dit souvent que son oeuvre pour piano préfigure celle de Debussy (1862 - 1918).

La Suite Holberg op.40 (de son vrai nom : “Suite op.40 : Du temps de Holberg” - et originellement nommée “Suite dans le style ancien”) a été écrite en 1884 pour la célébration du 200ème anniversaire de la naissance de l’écrivain et dramaturge danois Ludvig Holberg (1684 - 1754), “Molière scandinave” lui aussi originaire de Bergen (alors sous le règne danois). Notons d’emblée que ces dates font de Holberg un contemporain de Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750) ; on ne s’étonnera alors pas que le “style ancien” voulu par Grieg nous fasse sans hésitation penser à certaines compositions de Bach. La suite est écrite selon un découpage baroque du XVIIIème siècle en cinq mouvements de danse : prélude, sarabande, gavotte, air et rigaudon. On identifiera facilement dans l’oeuvre des passages rappelant des danses folkloriques (en particulier dans le rigaudon).

Composé à l’origine pour piano, l’arrangement de Grieg pour orchestre de cordes est plus connu de nos jours.

Les musiciens trouveront les partitions de la version piano et de l’arrangement pour orchestre au format PDF et libres de droit sur le site de l’IMSLP : partitions de la suite Holberg op.40 (PDF).


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Note: 8.5/10 (21 votes)

Lundi 26 janvier 2009

Concerto pour violon opus 77 de Brahms


Portrait de Johannes Brahms (source: Wikipedia)

Portrait de Johannes Brahms (source: Wikipedia)

Nous resterons aujourd’hui dans le grand répertoire de musique allemande pour écouter le concerto pour violon op.77 de Johannes Brahms (1833 - 1897), l’un des concertos pour violon les plus célèbres du répertoire de nos jours (avec le 2ème de Mendelssohn, celui de Beethoven ou encore celui de Tchaïkovski).

Johannes Brahms fait partie de cette génération de compositeurs romantiques vouant un culte sans limite à l’œuvre des maîtres allemands que sont Bach, Mozart et Beethoven. Formé dès son plus jeune âge au piano, il se révèle rapidement être un instrumentiste virtuose, si bien que son ami le violoniste Joseph Joachim l’introduit à l’âge de 20 ans auprès de Franz Liszt puis Robert Schumann. Celui-ci, de 23 ans son ainé, aide alors le jeune Johannes en faisant son éloge dans sa revue musicale et en demandant à un éditeur de publier certaines de ses compositions. Au fil des années, Brahms devient alors célèbre en Allemagne puis dans toute l’Europe. Pour l’anecdote, Brahms voue alors un grande admiration à Clara Schumann - célèbre pianiste épouse de Robert Schumann -, admiration qui devient une relation épistolaire puis s’intensifie en une passion peu après l’internement de son mari dans un hôpital psychiatrique en 1854.

Brahms est considéré par certains comme le successeur de Beethoven ; ainsi pour Hans von Bülow, grand chef d’orchestre allemand de la fin du 19ème siècle, sa 1ère symphonie est comme la 10ème de Beethoven. Son œuvre importante ne comporte pas d’opéras, mais est constituée aussi bien de musique vocale qu’orchestrale ou de chambre. On retiendra entre autres :

  • quatre symphonies
  • un concerto pour violon
  • deux concertos pour piano
  • un “double” concerto pour violon et violoncelle
  • les célèbres “danses hongroises” pour orchestre
  • de nombreuses pièces de musique de chambre : sonates en duos, trios, quatuors, quintettes, …
  • de nombreux lieder
  • des œuvres vocales sacrées dans tous les formats, parmi lesquelles le célèbre Requiem Allemand
  • de nombreuses pièces pour piano : sonates, variations, ballades, intermezzi, etc.

L’œuvre de Brahms est restée assez importante dans le répertoire de concert de nos jours ; on joue en particulier son concerto pour violon, son double concerto, ses concertos pour piano, ses symphonies (les 3ème et 4ème en particulier), ou encore le Requiem Allemand.

Le concerto pour violon op.77 a été composé au cours de l’été 1878 pour Joseph Joachim, qui l’a interprété pour la première fois sous la direction de son compositeur en 1879. Demandant une très grande virtuosité, il a été qualifié de “concerto contre le violon” par le chef Hans von Bülow, et la formation de pianiste de Brahms n’y est certainement pas étrangère. A titre informatif, on remarquera que ce concerto est écrit dans la tonalité de ré majeur, comme bon nombre de grands concertos pour violon de toutes les époques (Bach, Mozart, Beethoven, Tchaïkovski, Sibélius, etc.) ; ceci s’explique par le fait que les cordes “à vide” du violon sont les notes SOL - RE - LA -MI, qui trouvent une résonance intéressante en ré majeur ou ré mineur.

Le concerto est composé de trois mouvements selon le schéma classique vif - lent - vif :

  1. Allegro non troppo (avec cadence) : l’orchestre présente les thèmes de l’oeuvre dans une longue exposition, avant qu’intervienne le soliste pour orner ces thèmes de toute sa virtuosité. Notons que la cadence (c’est-à-dire un passage soliste dans lequel l’orchestre ne joue pas) n’est pas écrite pas Brahms, laissant aux interprètes le choix entre différentes versions (Joachim, Kreisler etc.)
  2. Adagio : très beau mouvement initié par le hautbois, puis suivi magnifiquement par le violon solo
  3. Allegro giocoso, ma non troppo vivace - Poco pin presto : mouvement très dynamique et rythmé, sorte de grande “danse hongroise” pour orchestre et violon solo.

Le lecteur ci-dessous présente une version du Philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan, avec Anne-Sophie Mutter au violon.


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Note: 6.9/10 (26 votes)

Samedi 10 janvier 2009

Symphonie Fantastique de Berlioz


Portrait dHector Berlioz (source: Wikipedia)

Portrait d'Hector Berlioz (source: Wikipedia)

Nous parlerons aujourd’hui longuement de la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz, l’un des plus beaux chefs d’œuvre de la musique symphonique française de la période romantique. Au-delà de son intérêt musical, l’histoire autour de la création de l’œuvre illustre bien le caractère passionné des artistes romantiques du 19ème siècle.

Hector Berlioz (1803 - 1869) est l’un des compositeurs romantiques européens les plus célèbres, mais reste paradoxalement plus connu à l’étranger qu’en France. Né dans la région de Grenoble et destiné à des études de médecine, peu importe à Berlioz ce que sa famille veut faire de lui ; sans véritable formation musicale, il s’essaie à la composition et à la flûté dès l’âge de 12 ans, mais ce n’est que peu avant 20 ans, alors à Paris, qu’il fera part à son père de son intention d’abandonner ses études de médecine, pour se consacrer à l’étude de la musique. Fréquentant assidûment l’Opéra de Paris et Conservatoire National de Musique (alors dirigé par le compositeur italien Cherubini), il étudiera en particulier la composition auprès de Jean-François Lesueur, l’un des maîtres français de l’époque ; comme le relatent ses Mémoires, il passera de nombreuses journées à lire des partitions des grands compositeurs allemands comme Beethoven, Weber ou Gluck. De 1824 à 1830, il concourra cinq fois au Prix de Rome, obtenant en 1828 la seconde place et en 1830 la première place tant attendue ; ce prix prestigieux, gagné par nombre de futurs grands compositeurs (parmi lesquels : Gounod, Bizet, Massenet, Debussy, Delibes, Dukas ou encore Ravel), permet à son lauréat de se consacrer à son art pendant 3 ans au sein de l’Académie de France à Rome (hébergée dans la célèbre Villa Medicis), hors de toute contrainte matérielle car logé et nourri. Homme du monde, Berlioz rencontrera également au cours de ces années beaucoup d’artistes européens de son siècle et entretiendra avec certains d’entre eux des relations épistolaires dont on a toujours les traces (Paganini, Liszt, Chopin, Mendelssohn, Wagner, Schumann, Goethe, George Sand, etc.). Il voyagea beaucoup pour diriger ses œuvres à l’étranger ; on retiendra également que Berlioz était un critique musical très actif et a laissé de nombreux écrits, comme ses Mémoires, ou encore des traités résumant ses études méthodiques sur chaque instrument de l’orchestre.

Profondément passionné et vénérant l’œuvre de Shakespeare comme beaucoup d’artistes de son siècle, le jeune Hector Berlioz assistera en 1827 à Paris à des représentations de Hamlet et de Roméo et Juliette, dans lesquelles l’actrice irlandaise Harriet Smithson jouera les rôles d’Ophélie et de Juliette. Berlioz vouera alors une passion intense à l’actrice, lui écrivant sans retour pendant plus d’une année. Le temps et le séjour à la Villa Medicis de Rome lui feront oublier cet épisode, mais il en fera une autobiographie musicale en composant la Symphonie Fantatisque, sous-titrée « Episode de la vie d’un artiste ». La symphonie raconte l’histoire d’un jeune artiste souffrant d’une sensibilité extrême et d’un amour inaccessible, qui sous l’influence de l’opium se projette dans une succession de visions dans lesquelles la femme qu’il aime revient sans cesse sous forme d’une « idée fixe ». Nous reviendrons plus loin sur cette idée fixe en la présentant dans chacun des mouvements. La femme aimée est bien entendu l’évocation d’Harriet Smithson, ce que ne cache pas Berlioz, et derrière ce « jeune artiste » transparaît l’autobiographie de Berlioz ; ainsi lors d’une des premières représentations de la Symphonie Fantastique à Paris en 1832 (la première ayant été en 1830), un éditeur s’arrangera pour y faire assister l’actrice en lui rappelant l’amour que lui vouait le jeune Berlioz et son inspiration pour l’œuvre (notons au passage la présence d’un public illustre pour cette représentation : Paganini, Liszt, Chopin, George Sand, Alfred de Vigny, Théophile Gauthier, Jules Janin, Victor Hugo, Alexandre Dumas père, Heinrich Heine, …). Transportée par cette musique aux sentiments profonds, l’actrice recevra finalement Berlioz quelques jours après le concert et ils se marieront en 1833 (Berlioz aura Liszt pour témoin).

Revenons maintenant aux aspects musicaux de l’œuvre ; la symphonie comporte 5 mouvements, et y est associé un texte qui la définit comme une « symphonie à programme », c’est-à-dire la représentation musicale d’une histoire. Voici le texte présentant la symphonie ainsi que les 5 mouvements en écoute via le lecteur intégré ; pour une écoute brève, nous vous recommandons d’écouter le 2ème mouvement, très accessible et assez connu.

Programme de la symphonie

Un jeune musicien d’une sensibilité maladive et d’une imagination ardente, s’empoisonne avec de l’opium dans un accès de désespoir amoureux. La dose de narcotique, trop faible pour lui donner la mort, le plonge dans un lourd sommeil accompagné des plus étranges visions, pendant lequel ses sensations, ses sentiments, ses souvenirs se traduisent dans son cerveau malade en pensées et en images musicales. La femme aimée elle-même est devenue pour lui une mélodie et comme une idée fixe qu’il retrouve et qu’il entend partout.

Première partie
Rêveries, passions

Il se rappelle d’abord ce malaise de l’âme, ce vague des passions, ces mélancolies, ces joies sans sujet qu’il éprouva avant d’avoir vu celle qu’il aime; puis l’amour volcanique qu’elle lui inspira subitement, ses délirantes angoisses, ses jalouses fureurs, ses retours de tendresse, ses consolations religieuses.

Deuxième partie
Un bal

Il retrouve l’aimée dans un bal au milieu d’une fête brillante.

Troisième partie
Scène aux champs

Un soir d’été à la campagne, il entend deux pâtres qui dialoguent un Ranz des vaches; ce duo pastoral, le lieu de la scène, le léger bruissement des arbres doucement agités par le vent, quelques motifs d’espoir qu’il a conçus depuis peu, tout concourt à rendre à son cœur un calme inaccoutumé, à donner à ses idées une couleur plus riante; mais elle apparaît de nouveau, son cœur se serre, de douloureux pressentiments l’agitent: si elle le trompait… L’un des pâtres reprend sa naïve mélodie, l’autre ne répond plus. Le soleil se couche… bruit éloigné du tonnerre… solitude… silence…

Quatrième partie
Marche au supplice

Il rêve qu’il a tué celle qu’il aimait, qu’il est condamné à mort, conduit au supplice. Le cortège s’avance aux sons d’une marche tantôt sombre et farouche, tantôt brillante et solennelle, dans laquelle un bruit sourd de pas graves succède sans transition aux éclats les plus bruyants. A la fin, l’idée fixe reparaît un instant comme une dernière pensée d’amour interrompue par le coup fatal.

Cinquième partie
Songe d’une nuit du Sabbat

Il se voit au Sabbat, au milieu d’une troupe affreuse d’ombres, de sorciers, de monstres de toute espèce réunis pour ses funérailles. Bruits étranges, gémissements, éclats de rire; cris lointains auxquels d’autres cris semblent répondre. La mélodie-aimée reparaît encore: mais elle a perdu son caractère de noblesse et de timidité; ce n’est plus qu’un air de danse ignoble, trivial et grotesque: c’est elle qui vient au sabbat… Rugissements de joie à son arrivée… Elle se mêle à l’orgie diabolique… Glas funèbre, parodie burlesque du Dies Irae. Ronde du sabbat. La ronde du sabbat et le Dies Irae ensemble.

Nous avons parlé de l’idée fixe qui apparaissait dans les différents mouvement de la Symphonie Fantastique pour symboliser l’apparition de l’aimée dans les pensées du jeune artiste. Vous pouvez essayer au cours d’une écoute attentive d’identifier le thème musical de cette idée fixe et de le retrouver dans les cinq mouvements tout en lisant le programme de l’œuvre ; voici des extraits de ces mouvements dans lesquels il apparaît isolément :

1ère partie :
2ème partie :
3ème partie :
4ème partie :
5ème partie :


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Mercredi 7 janvier 2009

Tannhäuser de Wagner


Portrait de Richard Wagner (source: Wikipedia)

Portrait de Richard Wagner (source: Wikipedia)

Nous présenterons aujourd’hui Tannhaüser, un opéra écrit et composé par Richard Wagner (1813 - 1883) qui figure parmi les plus célèbres opéras romantiques allemand.

Richard Wagner est souvent considéré comme le plus grand compositeur d’opéras du XIXème siècle en Allemagne, sinon en Europe (où il son génie est à comparer à celui de Verdi). Wagner, qui étudia dans sa jeunesse l’écriture théâtrale avant de s’intéresser à la musique, est l’un des rares compositeurs à écrire lui même ses livrets - le texte -, ce qui confère à ses opéras des dimensions nouvelles aussi bien sur le plan musical (la durée, le rôle de l’orchestre dans le drame, etc.) que sur le plan dramatique. On retrouve par chez Wagner une grande utilisation des leitmotivs, ces thèmes musicaux récurrents qui dépeignent la psychologie du moment des protagonistes et leur évolution au cours du drame (comme une version généralisée de l’idée fixe de la Symphonie Fantastique de Berlioz). L’œuvre de Wagner est pour l’essentiel constituée de quinzaine d’opéras, parmi lesquels on trouve quelques grands opéras romantiques majeurs : le Vaisseau Fantôme, Lohengrin, Tristan et Isolde, les Maîtres Chanteurs de Nüremberg, la tétralogie de l’Anneau du Nibelung, et enfin Parsifal.

Tannhaüser a été composé en 1845 et représente l’un des premiers vrais chefs d’œuvre de Wagner. Le drame se déroule dans les alentours du château de Wartbourg, au XIIIème siècle. Le poète Tannhaüser est volontairement détenu par la déesse Vénus dans le Venusberg, mais n’ayant plus d’amour pour elle il décide de quitter la montagne pour retrouver l’amour de Dieu, la Nature et la liberté dans le monde des mortels. Il est alors recueilli par la cour de la Wartburg, qu’il avait quittée dans le passé. Dans le 2ème acte, Elisabeth, la fille du landgraf, lui fait savoir le malheur qu’elle vivait depuis son départ. C’est alors qu’a lieu à la cour un concours de chant autour de la définition de l’Amour, le gagnant se voyant accordé un vœu d’Elisabeth. Alors que Wolfram von Eschenbach loue l’amour pur, Tannhaüser réplique en vantant l’amour sensuel et s’explique en avouant son séjour au Venusberg. Sauvé des épées de justesse par Elisabeth, le landgraf lui accorde le salut pour qu’il aille demander le pardon à Rome au Pape. On retrouve dans le 3ème acte Elisabeth qui désespère en attendant le retour de Tannhaüser et prie pour son salut, tandis que Wolfram qui depuis toujours est épris d’elle pressent sa mort prochaine ; revient alors Tannhaüser, qui désespéré par le refus pontifical (”Mon bâton fleurira avant que le Christ ne pardonne un tel pêché”) retourne au Venusberg ; c’est alors qu’apparaît une procession portant le corps d’Elisabeth, morte de chagrin. Tannhaüser meurt à son tour, et c’est alors qu’arrivent des pèlerins envoyés par le Pape pour annoncer la nouvelle : le bâton pontifical a verdi et Tannhaüser est pardonné.

Voici quelques-uns des plus beaux extraits de l’opéra, (version donnée au festival de Bayreuth en 1962, direction Wolfgang Sawallich), et nous vous conseillons pour un premier aperçu de l’opéra les mouvements suivants :

  • N°1 : ouverture (Vorspiel) : ce prélude est une des merveilles de la musique, et l’on y retrouve plusieurs leitmotivs ; le spectateur est immédiatement placé dans le drame. Notons que les leitmotivs de ce prélude correspondent aux airs ci-dessous.
  • N°3 : “Dir töne Lob”, célèbre chant de Tannhaüser (ténor) qui exprime à Vénus sa volonté de quitter le Venusberg. L’air du chant est l’un des leitmotivs importants de l’opéra.
  • N°12 : “O du mein holder Abendstern”, louange de Wolfram (baryton) à l’étoile du soir ; cet air est célèbre chez les barytons wagnériens
  • N°17 : Final : mort de Tannhaüser puis arrivée des pèlerins qui viennent apporter la nouvelle de son pardon sur un autre thème de leitmotiv. On retrouve à la toute fin le célèbre choeur des pélerins

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