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La musique classique du jour


Archives de la catégorie ‘Musique chorale’

Mardi 23 octobre 2012

Lacrymosa du Requiem de Verdi


Écoutons aujourd’hui ce sublime mouvement du Requiem de Verdi, créé en 1874 ; il s’agit du Lacrymosa, dernière partie de la prière du Dies Irae.

Lacrimósa dies illa,    Jour de larmes que ce jour-là,
qua resúrget ex favílla    où ressuscitera de la poussière
judicándus homo reus.    l’homme coupable, pour être jugé
Huic ergo parce, Deus.    Pardonne à cet homme-là, ô Dieu
Pie Jesu Dómine,    Doux Seigneur Jésus
dona eis réquiem. Amen    Donne-lui le repos. Amen


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Lundi 10 septembre 2012

Cantate “Christ lag in Todesbanden” BWV 4 de Bach


La cantate BWV 4 de Bach a été spécialement composée pour Pâques 1707, d’où le soin particulier qui lui en est échu. Jean-Sébastien Bach n’a alors pourtant pas encore 22 ans et signe une œuvre magnifique sur le thème de la victoire de Dieu sur la mort. C’est exactement au même moment, et au même âge, que l’autre grande figure du génie baroque Georg Friedrich Haendel signe le non moins impressionnant Dixit Dominus.
Le titre Christ lag in todesbanden (Le Christ gisait dans les liens de la mort) correspond aux premières paroles de ce psaume, écrit par Martin Luther. En introduction, la Sinfonia purement orchestrale, lente et majestueuse, dresse une atmosphère intense et dramatique. Elle se termine par un enchaînement vibrant d’une sixte napolitaine, septième diminuée, puis cadence parfaite, pour terminer sur une tierce picarde en mi Majeur, comme un résumé de la victoire finale de la Lumière sur les Ténèbres.
Le chœur reprend directement en mi mineur et nous replonge dans un climat plus torturé, où le Christ repose sur la Croix pour nous sauver de nos péchés. Les sopranos reprennent par des blanches soutenues l’air grégorien Victimae paschali laudes, alors que les trois autres voix adoptent des thèmes successifs qui se répondent à un rythme beaucoup plus rapide (croches, doubles et noires). Au moment de l’Alla breve époustouflant à la fin du premier chœur, toutes les voix redeviennent équivalentes et produisent une série sans fin de Hallelujah superposés et décalés avant le cri ultime des sopranes et l’apaisement de la cadence finale.
La version précieuse que nous propose Ton Koopman présente ici des problèmes audios mais devrait ravir l’auditeur sur CD, alors que Gardiner nous propose un premier chœur beaucoup plus lent avant un Hallelujah détonnant.

Le verset ii associe les deux voix de femmes qui dans une lamentation résignée et presque apaisée dialoguent de l’emprise de la mort sur le royaume humain, justifié par nos péchés.
Après que l’air de ténor a relaté la venue de Jésus parmi nous pour mettre fin à son empire et détruire le péché, un deuxième chœur, dans le style du premier et sur le même thème, mais à quatre voix d’importance égales, chante le combat qui eut lieu et qui fit de la mort une dérision (”Ein Spott“).
Pour le deuxième verset, voici la version de Richter, aux accents beaucoup plus romantiques, .
On pourra trouver ici la deuxième moitié de l’enregistrement d’Harnoncourt (versets iii à vii).

En écho aux ténors, ce sont les basses qui après un bref rappel du thème constatent à nouveau la victoire sur notre bourreau, ici grâce à l’agneau pascal. Inlassablement, le verset vi reprend le thème plus longuement, et comme tous les autres versets persévère sur la tonalité de départ de la pièce, mi mineur, et finit lui aussi par un Hallelujah. Ce sont les changements de rythmes et de pupitres qui garantissent le renouveau musical du morceau, par exemple dans ce verset avec l’emploi de triolets quasiment omniprésents en dehors du thème.
Enfin, un choral ponctue la cantate en clamant que même durant ce repas de Pâques, la seule nourriture essentielle à notre âme demeure dans le Christ. Hallelujah !

Pour terminer, une version intégrale d’une formation hollandaise (celle qui est proposée avec cet article).

Vous trouverez également les paroles et traduction sur la Choral Public Domain Library : traductions et paroles de la cantate BWV 4 de Bach.

(merci à l’auteur de l’article pour sa contribution sur Musique du jour !)


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Note: 7.8/10 (10 votes)

Mercredi 5 septembre 2012

Les Sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn


Nous écoutons aujourd’hui Les Sept dernières paroles du Christ en croix (titre original Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze), une très belle œuvre du compositeur autrichien Joseph Haydn (1732-1809), composée à partir de 1786.

L’œuvre est construite autour des sept dernières paroles prononcées, d’après les quatre évangiles, par Jésus en croix, peu avant sa mort (voir sur Wikipédia) :
- Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34)
- Au Bon Larron (Saint Dismas) : En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis (Lc 23:43)
- À Marie : Femme, voici ton fils. : suivi de Voici ta mère à Jean (Jn 19:26-27)
- Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mc 15:34 et Mt 27:46) Il s’agit de l’émouvant Eli, Eli, Lama Asabtani en araméen que l’on retrouve par exemple dans la Passion selon saint Matthieu de Bach, dans la vidéo à 2h17m20s)
- J’ai soif (Jn 19:28)
- Tout est achevé (Jn 19:30) Pour les connaisseurs, cette parole est citée dans l’air pour alto Es ist vollbracht de la Passion selon saint Jean de Bach.
- Père, entre tes mains je remets mon esprit (Lc 23:46)

À ces 7 mouvements destinés à faire suite à la lecture de chacune des paroles par le célébrant lors d’une messe, Haydn a ajouté une introduction ainsi qu’un mouvement final, mettant en musique un tremblement de terre.

La première version composée par Haydn en 1786 était destinée à un orchestre, mais il la remania l’année qui construire une suite de 9 quatuors à cordes à partir des différents mouvements. Enfin, on rencontre parfois une version oratorio, chantée, adaptée en 1795 par Haydn suite à l’écriture d’un livret par un chanoine bavarois.


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Jeudi 30 août 2012

Requiem en ré mineur, op. 48 de Gabriel Fauré


Le Requiem de Gabriel Fauré (1845-1924) est une messe de Requiem (c’est-à-dire destinée à la liturgie d’un enterrement), composée de 1887 à 1900 (elle connaitra plusieurs versions), et exécutée pour la première fois à Paris en 1888, en l’Église de la Madeleine, dont Fauré était alors titulaire de l’orgue.

Il s’agit de l’une des œuvres les plus connues de la musique française, et probablement l’une des plus belles en musique vocale ; elle est empreinte d’une « atmosphère de douceur, émerveillement, humilité et espoir » (pour plagier Wikipédia), que l’on sent dès les premiers accords de l’introit.

Voir l’article Wikipédia


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Jeudi 9 août 2012

Rondeau « Forêts paisibles » des Indes galantes de Rameau


Nous écoutons aujourd’hui un extrait des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) ; l’œuvre est un opéra-ballet, créé en 1735, et composé d’un prologue et de quatres “entrées” (actes). Nous sommes ici à la fin de la dernière entrée, les Sauvages : dans une forêt d’Amérique, guerriers indiens et colons français et espagnols se réconcilient autour du calumet de la paix, dans une grande danse en rondeau.

La vidéo ci-dessous présente une version de concert (c’est-à-dire sans mise en scène), où la soprano Magali Léger et le baryton Laurent Naouri chantent avec les Musiciens du Louvre, dirigés par Marc Minkowski.

ZIMA, ADARIO.
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

CHOEUR DES SAUVAGES.
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

ZIMA, ADARIO.
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits !
Ciel, tu les as faites
Pour l’innocence et pour la paix.

CHOEUR DES SAUVAGES.
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits !
Ciel, tu les as faites
Pour l’innocence et pour la paix.

ZIMA, ADARIO.
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d’autres voeux ?

CHOEUR DES SAUVAGES.
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.


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